samedi 3 octobre 2015

TAG - Books and Tea

"Vous ne pourrez jamais trouver une tasse suffisamment grande ni un livre suffisamment long pour me contenter" C.S. Lewis

Je fais partie de ceux qui sirotent d'interminables tasses de thé en lisant un livre (s'il pleut ou s'il neige dehors, c'est encore mieux!). Et pour vous convaincre que je suis un brin mémère, j'ai aussi un chat sur les genoux. Alors quand j'ai vu ce joli TAG littéraire qui marie le thé et les livres, j'ai pas pu résister !

English breakfast tea – Un livre que tout le monde t’as recommandé et que tu as donc fini par lire…

Je dirais même un auteur: Gabriel Garcia Marquez. Cent ans de solitude est un des romans qui m'a été le plus recommandé et dont j'ai entendu le plus de bien. J'ai finis par le lire en pensant que ce serait le coup de foudre. Et finalement... je suis passée totalement à côté! Ce roman est d'un foisonnement et d'une complexité telle que j'ai fini par tout confondre, m'endormir, tenter de reprendre le fil, m'énerver... Loin d'être vaccinée, j'ai réitéré l'expérience avec L'amour aux temps du choléra. Même échec cuisant...

Earl Grey – Un livre sombre qui t’as laissé une forte impression même après l’avoir terminé…

L’aveuglement de José Saramago. C'est un roman d'anticipation à glacer le sang, presque post-apocalyptique. Il est d'un tel réalisme cru et violent, tellement "probable" que longtemps après l'avoir refermée, je me suis sentie "hantée" par ce livre.

Rooibos – Un livre qui t’as fait découvrir un autre pays que le tien…

L’équilibre du monde de Rohinton Mistry. Ce livre a été ma porte d'entrée dans la littérature indienne. Depuis j'ai accumulé quelques lectures d'auteurs indiens ou de livres sur l'époque de l'Inde coloniale en général.

Chaï – Un livre de ta PAL, que tu es sûre d’aimer avant même de l’avoir lu…

Les collines noires de Dan Simmons. Car il s'agit d'un roman historique dont j'ai entendu beaucoup de bien, avec une légère touche de fantastique. J'ai hâte de le lire!

Darjeeling – Une pépite que tu aimes tellement que tu la recommandes à tout le monde…

Jane Eyre de Charlotte Brontë, sans aucune hésitation. Il s'agit du roman qui m'a le plus marqué, de l'héroïne que j'admire le plus, de l'histoire qui m'a le plus touchée. C'est même devenu mon pseudo sur Babélio! Au passage: je conseille l'adaptation tv par la BBC avec Ruth Wilson, qui est la plus réussie!

Oolong – Le genre livresque que tu considères comme ton péché mignon…

Les westerns. Les chevaux, le sable, les indiens, les pistoléros, les grands espaces... Ils ont du caractère, je les aime bien !

Ginseng – Un livre qui t’as fait sortir d’une panne livresque…

Salammbô de Gustave Flaubert. Je lisais des choses qui me semblaient pâles et sans caractère. Et puis je suis tombée sur ce classique flamboyant et épique. Ca m'a donné un second souffle!

Camomille – Un livre qui t’as endormi et que tu n’as pas pu finir…

Confession d’un enfant du siècle, Alfred de Musset. Au début il m'a beaucoup énervée à cause de sa misogynie et du personnage principal pour le moins oisif et antipathique... Et j'ai fini par m'endormir et abandonner.

Thé au jasmin – Un livre qui t’as chamboulé mais que tu n’as pas pu reposer avant de l’avoir fini…
 
Chien du Heaume de Justine Niogret. Je me rappelle l'avoir lu en une seule journée, en hiver. L'ambiance à l'extérieur se prêtait vraiment à ce type de lecture qui m'a réellement envoutée. Par contre, fait étrange: j'ai détesté le second tome, Mordre le bouclier. Mais c'était une lecture magique !

Thé vert Matcha – Le livre que tu considères comme le joyaux de ta bibliothèque…
 
Le coffret "Tragédies" de Shakespeare. Si je peux donner un petit avis, pour ceux qui hésitent sur ce type de coffrets/editions spéciales sur Shakespeare, je recommande la collection Bouquins et non l'édition des Pléiades: en effet il me semble (ce n'est qu'un avis personnel mais à ce que j'ai lu, je ne suis pas la seule à le penser) que la traduction faite par Jean-Michel Déprats n'est pas très agréable à lire ni très élégante... (les photos sont celles de mon édition)


 

jeudi 1 octobre 2015

Les ombres de Wielstadt de Pierre Pevel

 De quoi ça parle ?

« Hiver 1620.Les premiers feux de la guerre de Trente Ans dévorent le Saint empire romain germanique mais épargnent Wielstadt. Protégée depuis toujours par un dragon, cette ville allemande est le théâtre d'une autre bataille qu'un exorciste en armes, le chevalier Kantz, mène seul contre le Mal. »

Pour quel lecteur ?

Ayant remporté un grand succès avec Les lames du cardinal (personnellement je ne l’ai pas –encore- lu), Pierre Pevel signe une seconde trilogie basée sur un savant mélange entre roman de cape et d’épée, roman historique et roman fantasy. Ce mélange des genres pourrait refroidir certains lecteurs, mais pour ma part je trouve qu’il s’agit d’une prise de risque et d’une originalité que j’aimerais voir plus souvent, surtout si c’est aussi bien maitrisé.

L’Historien aimera découvrir une ville fictive, Wielstadt, située dans le Saint empire romano-germanique durant les guerres de religion. Pevel dissémine de nombreuses informations qui permettent aux novices d’avoir quelques repères et de ne pas se sentir perdus. 

Cependant, Wielstadt n’est pas n’importe quelle ville : elle est protégée par un dragon, qui veille jalousement sur ce territoire. Les habitants ? Des faunes, des fées, et surtout un chevalier mystérieux qui doit mener une enquête. L’imaginatif se délectera de se mélange très subtil entre fantasy et histoire. Ici, il s’agira d’une fantasy très sombre, avec de multiples meurtres. Personnellement, j’ai parfois eu un peu froid dans le dos !

Enfin, le Détective aimera peut-être suivre cette enquête inhabituelle, où la magie est à la fois une arme et un mobile ! Je recommande donc ce livre aux personnes curieuses qui aiment le mélange des genres. Petite mention pour les gens un brin aventurier : ce roman de cape et d’épées met en scène de nombreux combats haletants, qui plaira aux aventuriers !

Pour les fans de fantasy historique, qui aiment Gemmell ou encore Guy Gavriel Kay

Vous voulez lire ma critique Babélio : cliquez ici !

lundi 28 septembre 2015

C'est lundi, que lisez-vous #3

  Bonjour à tous,
 
L'automne est vraiment là, et c'est le moment de sortir des couvertures bien chaudes, de refaire son stock de thés, d'enfiler des chaussettes moelleuses et de se mettre au chaud avec un bon livre ! Quoi, il faut aller bosser... ? C'est vraiment obligé ?
  • Ce que j'ai lu la semaine dernière:
Vocation fatale de Anne Perry: A nouveau, j'ai passé un excellent moment en lisant Anne Perry, qui est une auteure que j'affectionne de plus en plus. Ce 4ème opus des enquêtes de Monk m'a beaucoup plût, même si le 2nd et 3ème tomes restent mes deux chouchous !
  • Ce que je lis cette semaine:
Le Rickshaw fantôme et autres nouvelles de Rudyard Kipling. Je suis vraiment curieuse, et je pense que c'est un bon choix de commencer par des nouvelles pour découvrir Kiping. Je voulais m'attaquer directement à Kim, mais il semble moins accessible...
 
Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski: à lire dans le cadre du "Pioche dans ma PAL" d'octobre; qui est un club de lecture dans lequel chaque membre choisi un livre dans la pile à lire de l'autre, sur Babélio. Etant donné tout le bien qu'on m'en a dit, et aux vues des petits extraits que j'ai déjà pu lire, je mise beaucoup sur ce roman qui a fait pas mal de bruit et qui porte haut l'étendard de la Fantasy française!
  • Ce que je vais lire la semaine prochaine:
Je lirais bien un roman d'aventure, ou quelque chose de dépaysant: peut-être La prisonnière de Malte de David Ball ?



samedi 26 septembre 2015

J'ai rêvé de courir longtemps, de Ron McLarty


De quoi ça parle ?

« Solitaire, obèse, alcoolique, dépressif, Smithy Ide se retrouve orphelin à quarante-trois ans.
Sa vie aurait pu s'arrête là. C'est là qu'elle va commencer. Il enfourche sa vieille bicyclette et, de New York à Los Angeles, il se met à pédaler, pédaler, pédaler. Ce roman pas comme les autres a bien failli ne jamais être publié. Découvert par Stephen King, qui a clamé haut et fort son enthousiasme, ce chef d'oeuvre d'humour et de tendresse rencontre un immense succès aux Etats-Unis. »

Pour quel lecteur ?

Ce livre, aucun éditeur n’en voulait, jusqu’à que Stephen King le découvre, et en parle publiquement comme étant « le meilleur livre que vous ne pouvez pas lire ». Avec une publicité pareille, il n’a pas fallu longtemps pour que J’ai rêvé de courir longtemps sorte en librairie… et c’est là que tout commence !

Il est des livres qui vous ont tant ému, tant touché, qu’on a presque peur d’en parler. Car en parler, c’est prendre le risque de mal en parler. De ne pas réussir à donner envie. De ne pas réussir à lui rendre justice…

« Enfant, j'étais un petit coureur. C'était le surnom que m'avait donné notre voisine, Ethel Sunman. Je filais d'un endroit à l'autre comme un canard poursuivi par le chasseur. Je traçais des lignes droites. En 1958, papa m'a acheté un vélo anglais neuf, un Raleigh trois vitesses de couleur Bordeaux, et je suis devenu un petit cycliste. »

Le lecteur suivra l’histoire de Smithy, ce gosse maigrichon (surnommé Hameçon) qui ne se sépare jamais de son vélo. Comment est-il devenu ce vieux garçon obèse et dépressif ? Pour connaitre la réponse, il faudra lire ce petit bijou, qui alterne le récit de son voyage à travers des Etats-Unis et les flash-back de son enfance, marquée par la fugue de sa sœur, atteinte de schizophrénie. Le lecteur émotif et sentimental en aura pour son compte, même si certains y verront parfois du "bon sentiment" made in USA. Pour ma part, ca ne m'a pas dérangée.

« Autre chose sur l'amour dont je me souviens: parfois, quand on aime une personne à la folie, on ne parvient pas à oublier comment c'est quand elle souffre ».

Ce livre m’a fait pleurer du début à la fin, car il est d’une simplicité et d’une humanité incroyable. Il aborde beaucoup de thèmes qui sont tous traités avec pudeur et sans misérabilisme : la perte d’un être cher, la maladie, le handicap, le regard des autres, la capacité à rebondir, la difficulté de se laisser aimer… Le tout avec une pointe d'humour et de un brin de folie qui attirera peut-être le Déjanté.
Un livre qui peut faire penser à Forrest Gump. Pour lire ma critique sur Babélio: par ici!

mercredi 23 septembre 2015

Le Sang des Cieux, de Kent Wascom

De quoi ça parle ?

« Suivant les pas d’Angel Woolsack, jeune prédicateur qui cherche sa place au sein d’un monde neuf et violent, Le Sang des cieux est une véritable épopée moderne autour du mythe de la Frontière. Kent Wascom rend compte de l’énergie et de la sauvagerie, de l’esprit pionnier et de la ferveur religieuse d’un pays en formation, où tout était possible. Récit fulgurant, sombre et puissant, ce premier roman parfaitement maîtrisé est aussi une touchante histoire d’amour. »


Pour quel lecteur ?

S’il est bien un roman qui m’a déçu, je pense que c’est Le sang des cieux. Attirée par une très jolie couverture, séduite par un résumé faisant référence au mythe de la Frontière et enfin convaincue par de nombreux extraits de critiques de presse enthousiaste, j’ai tenté l’aventure. Et le compte n’y est pas du tout, à tel point que je ne sais même pas à quel lecteur conseiller ce roman (même pas aux Cow-Boys, voyez vous...) qui cherche sans cesse la surenchère jusqu’à réussir à lasser le lecteur. On dirait une copie ratée de Cormac Mccarthy

Je pense que seuls les Durs-à-cuire pourront vraiment aimer ce roman, à condition d’adhérer au style particulièrement chargé de Kent Wascom. L’auteur passe son temps à décrire un univers toujours plus glauque, au risque de perdre en crédibilité et de dégouter son lecteur. Mais ce n’est pas ça qui m’a le plus gêné : ce que je n’ai pas du tout apprécié c’est que le résumé fait référence à la notion de Frontière. Je suis peut-être un peu stupide ( ?) mais pour moi la frontière est cette ligne imaginaire nord-sud délimitant les zones conquises par les pionniers et les zones sous domination indienne. Cette ligne imaginaire se déplacera progressivement d’est en ouest jusqu’à la défaite définitive des peuples indiens. Après, les historiens trouverons peut-être à redire, mais je pense que dans l’esprit du public, ma définition est juste. Donc quand on me vend un livre qui devrait parler de la frontière, et que je me retrouve avec un roman sur la cession de la Louisiane… Je suis en droit de me sentir lésée ! Or, je pense que pour un lecteur, se sentir lésé sur le contenu même d’un livre, c’est impardonnable… Je laisse à chacun le soin de se faire sa propre opinion, mais pour ma part ce n’est pas un livre que je recommanderais !


A la place, je conseillerais plutôt Méridien de sang, de Cormac McCarthy, ou, moins violent, La Promesse de l’Ouest de Robert Lautner !

Pour lire ma critique Babélio : c’est par là !