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samedi 5 décembre 2015

Les Disparus du Clairdelune, de Christelle Dabos

De quoi ça parle ? 

Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Sont-elles liées aux secrets qui entourent l’esprit de famille Farouk et son Livre ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au coeur d’une redoutable vérité.

Pour quel lecteur ? 

Vous vous souvenez peut-être de du tome 1 intitulé Les fiancés de l’Hiver (pour lire ma critique, c’est pas ici !) que j’avais trouvé absolument génial ! D’entrée de jeu, et quitte à déflorer mon sujet, je vous annonce d’ores et déjà que j’ai également adoré le tome 2 ! Je vais essayer de vous chroniquer ce livre sans vous spoiler (et croyez-moi, ça va être difficile vu les révélations qui se trouvent dans les 100 dernières pages. Je peux vous dire que j’ai failli hurler comme une hystérique, c’était trop pour moi !)


On y retrouve Ophélie et Thorn, dont les rapports vont encore évoluer. A la base je suis déjà très fan de Thorn (bah oui c’est un homme de loi et moi je suis juriste alors forcément on est sur la même longueur d’onde !), et j’ai à nouveau beaucoup aimé la façon dont il évolue et se dévoile. Il fait preuve de plus de spontanéité, de fragilité, tandis qu’Ophélie se montre plus indépendante, et n’hésite pas à affronter de grands dangers pour lui venir en aide. Les Sentimentaux pourront s’en trouver un brin émus.

L’histoire se déroule principalement hors de la Citacielle, ce qui permet de découvrir les Déchus, sujet qui avait été effleuré dans le premier tome. Ce roman pourrait se décomposer en trois parties : l’une sur l’arrivée de la famille d’Ophélie sur le Pôle, l’autre sur l’enquête menée suite à la disparition de certaines personnalités logées à la Citacielle puis une troisième partie sur la Lecture du livre de Farouk. J’ai bien aimé le petit côté « enquête » de la seconde partie du livre, car j’aime toujours beaucoup le mélange entre le roman policier et la fantasy

Sans surprise, je conseille ce livre à ceux qui ont aimé le premier tome, puisqu’on y retrouve les mêmes ingrédients, à savoir beaucoup de magie pour plaire aux Imaginatifs, et un bon nombre de révélations et d’aventures parfois un peu rocambolesques !

Petit bémol, cependant : j’ai trouvé que le tome 2 souffrait de plus de longueurs que son ainé, et j’avoue que j’aurais aimé que l’action se trouve moins concentré en fin de livre.

AmisDévoreurs, vous pouvez foncer et vous plonger dans 550 pages et magie !
Pour lire ma critique Babélio : par ici !

vendredi 13 novembre 2015

Les Fiancés de l’Hiver, de Christelle Dabos

De quoi ça parle ?
 
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel. 
 
Pour quel lecteur ?
 
Décidément, les français sont très doués, en matière de Fantasy ! Après Jean-Philippe Jaworski, qui m’avait époustouflée avec son incroyable Gagner la Guerre, c’est au tour de Christelle Dabos de prouver que nos écrivains nationaux n’ont rien à envier à leurs homologues américains ou anglais ! Car Les Fiancés de l’Hiver est un véritable petit bijou d’imagination, dans lequel le merveilleux et l’onirisme vont se glisser dans le moindre petit détail, donnant au livre un réalisme saisissant qui charmera les Imaginatifs voire les Déjantés (si vous voulez des écharpes frileuses qui se lovent amoureusement autour de votre cou, des serrures qui se comportent comme des chiens de garde ou encore des sabliers magiques qui vous offrent des jours de congés !).  
Alors qu’elle vivait au milieu d’une famille aimante et protectrice, entourée de livres et d’antiquité, Ophélie se retrouve, du jour au lendemain, mariée de force à un jeune homme ombrageux et taciturne qui ne lui inspire pas vraiment confiance. Elle doit le suivre dans son monde à lui. Un monde qui rappelle les cours royales : il ne faut pas se fier au faste et aux sourires de façades ! Car ce monde n’obéit qu’à la loi du plus fort, et les trahisons sont monnaie courante. Pour mener à bien leurs intrigues, les courtisanes et les éminences grises ont des armes redoutables : des illusions, des poisons, des pouvoirs hypnotiques… ! La vraie force de ce roman est de mettre en scène un univers magique mais en utilisant des personnages très réalistes ancrés dans une histoire de lutte de pouvoirs tout à fait crédible et bien construite !
 
 
Ce roman étant classé "Jeunesse", j'avais peur que le style d'écriture ou même l'histoire soit trop simpliste et devienne agaçant. Pas du tout! En le lisant j'ai trouvé que l'écriture était très agréable et très fluide. L'histoire est également très bien pensée, donc je recommande également ce livre pour les adultes! Je dirais même que les Dévoreurs en auront pour leur compte, car le gros bébé pèse quand même ses 520 pages ! Mais je vous rassure, le tout se lit avec aisance et rapidité.
 
Bref c’est un petit coup de cœur ! J’espère que le Tome 2 (Les Disparus du Clairdelune) ne me décevra pas !
 
C’est un peu comme si Hermione Granger était mariée de force à un Borgia !
Retrouvez pas critique Babélio ici !

vendredi 30 octobre 2015

Gagner la Guerre, de Jean-Philippe Jaworski


De quoi ça parle ?

« Au bout de dix heures de combat, quand j'ai vu la flotte du Chah flamber d'un bout à l'autre de l'horizon, je me suis dit : «Benvenuto, mon fagor, t'as encore tiré tes os d'un rude merdier». Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d'écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère. Gagner une guerre, c'est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d'orgueil et d'ambition, le coup de grâce infligé à l'ennemi n'est qu'un amuse-gueule. C'est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l'art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c'est au sein de la famille qu'on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c'est plutôt mon rayon... »

Pour quel lecteur ?

« Plus le gâteau est gros et plus on a les crocs". Avec cette phrase, Benvenuto a résumé sa propre histoire. Car Gagner la guerre, c'est surtout se partager le butin: la gloire, l'influence politique, l'argent, la clientèle. Les vainqueurs se retrouvent comme des loups autour d'une carcasse. Une fois la guerre gagnée, il faut montrer les crocs, et parfois il faut même mordre, en visant la jugulaire. Léonide Ducatore est un des vainqueurs, mais pour lui une nouvelle guerre commence, pour devenir maître absolu de Ciudalia, ville d'intrigues, de démagogie et de voyous! Et pour cela Ducatore compte sur notre héros: Benvenuto ! Vous allez le détester, avoir pitié de lui, l'adorer...! Avec son langage fleuri, son bagou, son cynisme, il entraîne son lecteur dans le récit de ses aventures. Dès le premier chapitre, il vous surprend, et vous comprenez vite qu'il a toujours un tour d'avance sur vous! Du « crapule Fantasy » pure souche !

Pour survivre dans ce monde impitoyable (et ne pas finir avec un couteau dans le dos !) il faudra être sacrément Aventurier et être un lecteur Imaginatif. Mention spéciale pour les Durs-à-cuire, parce que Gagner la guerre taille dans le vif et n’hésite pas à faire couler le sang !

Ce roman est une pépite, que ça soit au niveau du style (recherché, effronté, mélange complexe entre une langue riche et un argot cynique) ou de l'histoire (tout en lutte de pouvoir, double jeu et d'un machiavélisme ahurissant)! Rajoutez des capes, des épées, des fantômes et de la magie noire, vous obtiendrez un des meilleurs romans de Fantasy que j'ai pu lire!

Règlements de compte, calculs politiques, magie noire, assassinats; je ne peux que vous inviter à plonger dans ce roman époustouflant! En vous conseillant tout de même d’avoir un sacré appétit de lecture, parce que ce gros bébé fait environ 1 000 pages !

C’est comme si Machiavel avait donné des cours de politique à Cyrano !

Retrouvez-moi su Babélio ici !

vendredi 23 octobre 2015

3 romans de Fantasy que je rêve de lire !


Dans la vie d’une lectrice assidue, il existe trois piles de livres : ceux qu’on a lus, ceux qu’on va lire et une pile imaginaire de livres qu’on ne possède pas (encore) mais qu’on meurt d’envie d’acheter. Malheureusement deux facteurs s’opposent à l’idée de courir à la librairie pour se les procurer : tout d’abord la décence. Bah oui quand on a déjà une pile à lire de plus d’une centaine de livres, on commence à se sentir honteux quand on en rachète encore d’autres… Et puis il y a le facteur argent (oui car tu veux tellement te procurer ce livre qu’il te le faut nécessairement bien neuf et bien propre…) !

 Je vous propose de vous plonger dans ma wish-list : voici donc trois livres de Fantasy que veux absolument me procurer ! 



 

Même pas mort, de Jean-Philippe Jaworski


Je suis actuellement en train de finir la lecture de Gagner la Guerre (un joli bébé de 1 000 pages, ça prend un peu de temps !), et je me rends compte que les éloges que j’ai pu entendre sur le compte de cet auteur sont totalement justifiés ! Quelle verve, quelle puissance ! Je vous en reparlerais très bientôt ! En attendant je louche déjà sur Même pas mort, un livre a priori plus moyenâgeux, plus chevaleresque ! Bref, un truc qui a du style et du caractère !

 

Wastburg, de Cédric Ferrand
 
Parce que le résumé me fait beaucoup penser à Wielstadt, qui met la ville au centre d’un roman de fantasy. La Fantasy est un style où on s’attache habituellement beaucoup au personnage principal, qu’on veut héroïque. Parfois, on suit un groupe un peu plus important, mais les personnages sont presque toujours au centre du livre. J’aime donc beaucoup l’idée qu’un lieu soit le « héro » d’un livre de fantasy ! Et puis j’ai entendu dire que c’est un livre de canailles et de crapules ; alors j’ai bien envie d’aller voir s’il n’y aurait pas une cour des miracles dans les souterrains ! 




Danse macabre, de Jesse Bullington

J’aime beaucoup les romans de fantasy historique de manière générale. C’est un mélange des genres qui m’attire toujours, on dirait un ours qui trouve un pot de miel ! Alors suivre les aventures d’un nécromancier durant l’inquisition, franchement, est-ce que j’ai une chance de résister ? 



 
Et vous, il y a quoi dans votre Wish-list Fantasy ?


 

jeudi 1 octobre 2015

Les ombres de Wielstadt de Pierre Pevel

 De quoi ça parle ?

« Hiver 1620.Les premiers feux de la guerre de Trente Ans dévorent le Saint empire romain germanique mais épargnent Wielstadt. Protégée depuis toujours par un dragon, cette ville allemande est le théâtre d'une autre bataille qu'un exorciste en armes, le chevalier Kantz, mène seul contre le Mal. »

Pour quel lecteur ?

Ayant remporté un grand succès avec Les lames du cardinal (personnellement je ne l’ai pas –encore- lu), Pierre Pevel signe une seconde trilogie basée sur un savant mélange entre roman de cape et d’épée, roman historique et roman fantasy. Ce mélange des genres pourrait refroidir certains lecteurs, mais pour ma part je trouve qu’il s’agit d’une prise de risque et d’une originalité que j’aimerais voir plus souvent, surtout si c’est aussi bien maitrisé.

L’Historien aimera découvrir une ville fictive, Wielstadt, située dans le Saint empire romano-germanique durant les guerres de religion. Pevel dissémine de nombreuses informations qui permettent aux novices d’avoir quelques repères et de ne pas se sentir perdus. 

Cependant, Wielstadt n’est pas n’importe quelle ville : elle est protégée par un dragon, qui veille jalousement sur ce territoire. Les habitants ? Des faunes, des fées, et surtout un chevalier mystérieux qui doit mener une enquête. L’imaginatif se délectera de se mélange très subtil entre fantasy et histoire. Ici, il s’agira d’une fantasy très sombre, avec de multiples meurtres. Personnellement, j’ai parfois eu un peu froid dans le dos !

Enfin, le Détective aimera peut-être suivre cette enquête inhabituelle, où la magie est à la fois une arme et un mobile ! Je recommande donc ce livre aux personnes curieuses qui aiment le mélange des genres. Petite mention pour les gens un brin aventurier : ce roman de cape et d’épées met en scène de nombreux combats haletants, qui plaira aux aventuriers !

Pour les fans de fantasy historique, qui aiment Gemmell ou encore Guy Gavriel Kay

Vous voulez lire ma critique Babélio : cliquez ici !

vendredi 18 septembre 2015

Les Dossiers Dresden, t.1 : Avis de tempête de Jim Butcher

De quoi ça parle ? 

« Harry Dresden est le meilleur. Techniquement, c'est même le seul dans sa " catégorie " : c'est un magicien, un vrai. Aussi, lorsque la police de Chicago se trouve devant un cas qui dépasse ses compétences, c'est vers lui qu'elle se tourne. Car notre monde de tous les jours regorge en fait de choses étranges et magiques - dont la plupart ne s'entendent pas très bien avec les humains. C'est là qu'Harry entre en scène… »

 Pour quel lecteur ? 

Avis de tempête est le premier tome d’une saga intitulée Les dossiers Dresden, qui raconte les enquêtes d’Harry Dresden, qui est une sorte de mélange entre Columbo et Merlin l’enchanteur, avec une petite option bad-boy qui ne manquera pas de plaire à ces demoiselles. Ce personnage atypique, un brin paumé et sans le sou est spécialisé dans des enquêtes d’un type bien particulier : pour lui, les fées, les nécromanciens et les vampires n’ont aucun secret. Le lecteur Imaginatif aimera l’univers proposé par Jim Butcher : une grande ville un brin apocalyptique, où la pègre côtoie des trafiquants de drogue d’un nouveau genre, utilisant des composants magiques pour faire perdre la tête à des jeunes en quête de sensations fortes. 

Les Détectives apprécieront peut-être de suivre l’enquête d’Harry Dresden, à condition d’être ouvert d’esprit et prêt à se laisser emporter dans une série d’aventures menées tambour battant. Mais les autres, amateurs de policiers à énigme, n’y trouveront pas forcément leur compte.

Les Aventuriers se régaleront, l’auteur ayant prévu de nombreux retournements de situations, rebondissements en tout genre, le tout accompagné d’un humour décapant qui attirera peut-être le Déjanté. Je conseille surtout aux jeunes et adolescents qui veulent quelque chose de facile à lire et de rythmé, mais également pour les adultes qui cherchent une lecture divertissante. C’est un peu l’équivalent de ces films gros budget : ça nous en met plein la vue, on passe un bon moment, et ça s’arrête là ! 

Un livre qui est un peu le pendant Urban Fantasy des Enquêtes de Sylvo Sylvain (roman plutôt steampunk, dont vous trouverez la critique sur le blog !) et que les fans de la série Grimm ne manqueront pas d'aimer!

 Pour lire ma critique Babélio : suivez ce lien.

samedi 11 juillet 2015

Vous voulez savoir quel type de lecteur vous-êtes ?

Rendez vous dans les Bonus : et dites nous quel lecteur vous êtes.

Et n'hésitez pas à indiquer en commentaire quel livre, à votre sens, représente le mieux tel ou tel type de lecteur. Après, nous pourrons faire une grande liste des incontournables que chaque type de lecteur doit IMPERATIVEMENT posséder (oui, oui, c'est impératif!)
 

mardi 7 juillet 2015

L'Assassin Royal, de Robin Hobb

De quoi ça parle ? 


"Lorsque le jeune Fitz est conduit à la cour des Six-Duchés, il ne sait pas encore que sa vie - et celle du royaume tout entier - va s'en trouver bouleversée. Le roi-servant Chevalerie, père de cet enfant illégitime, devra renoncer au trône pour ne pas entacher la réputation de la famille royale... Et nombreux sont les prétendants à la succession... Fitz se retrouve isolé au centre d'un univers qu'il ne connaît pas. En quoi le Vif, cette étrange magie qu'il découvre et qui lui permet de communiquer avec les animaux, est-elle si dangereuse ? Et pour quelle raison le roi Subtil fait-il appel à lui pour lui enseigner une forme étrange de diplomatie : l'art de tuer ? Poisons, magies et lames effilées vont bien vite devenir le quotidien du jeune bâtard princier..."

Pour quel lecteur ? 

En matière de fantasy, il existe des valeurs sûres. Le genre de livre qui met (presque?) tout le monde d'accord. Je pense par exemple à l'indétrônable Seigneur des Anneaux, à Légende ou encore, plus récemment, au Trône de Fer. Le cycle de l'Assassin Royal fait partie de ces références collectives, et Robin Hobb règne aujourd'hui sur une communauté de fans (Fandom pour les intimes) assez importante. 
 
C'est le livre que je conseillerais à tous les fans de fantasy, mais également aux réfractaires du genre. En effet, l'Assassin royal nous permet de vivre aux côtés de Fitz, un jeune garçon dont le seul tort est d'être le fils bâtard d'un prince. Le livre, rédigé à la première personne, nous invite dans l'intimité d'un jeune enfant, puis d'un adolescent et finalement d'un homme (mention spéciale aux fans d'Harry Potter et autres lecteurs aimant regarder grandir leurs personnages fétiches) qui doit se construire autour de cette identité trouble, et dont le statut attire plus souvent la méfiance que la sympathie. La psychologie et la profondeur des personnages de ce livre est assez impressionnante, et c'est sûrement son plus grand point fort. Même les gros méchants ont une personnalité si complexe, et des motivations si "légitimes" qu'on fini par avoir de la compassion pour eux. 

Ajoutez à ceci une ambiance moyen-âgeuse plus vraie que nature, et un world-building impressionnant (chaque chapitre s'ouvrant sur la description succincte d'une coutume, d'une histoire, d'une croyance propre à l'univers en question). Tout ceci me fait penser qu'un lecteur ayant ordinairement peu d'appétence pour la fantasy pourrait bien y trouver une porte d'entrée sympathique. 

Quant aux lecteurs aimant la fantasy: vous y trouverez tout ce qu'il vous faut. Des pirates, de la magie, des dragons...! Certains regrettent parfois la place très discrète occupée par la magie, dans les livres. Il est vrai que l'utilisation de la magie y est assez rare, mais les choses  montent lentement en puissance au fil des tomes.

Enfin, j'ai trouvé une dimension profondément émouvante dans ces livres, surtout dans le tome 3 (mon favoris) qui m'a fait versé une larmichette (chose très très très rare) et qui reste à mes yeux un des meilleurs moments de lecture!

Pour ma part, je n'ai lu que le 1er cycle (6 premiers tomes donc). Je pense m'arrêter sur ce 6ème tome, car pour moi la boucle et bouclée, et j'ai peur d'être lassée. Je préfère partir sur une sensation de satisfaction quasi-parfaite!


Pour lire ma critique du 1er tome, clique ici!

samedi 11 avril 2015

Rue Farfadet de Raphaël Albert

De quoi ça parle ?

« Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères, des maris jaloux, des épouses trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux... Alors Sylvo fréquente assidûment les bars et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames... Jusqu'au jour où lors d'une banale enquête de routine il se trouve mêlé à une machination dépassant l'entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l'affaire par l'un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ? »

 
Pour quel lecteur ?

Raphaël Albert offre un roman steampunk drôle et rafraichissant qui plaira au lecteur Imaginatif. Il propose un voyage déroutant dans un Paris revisité sauce fantasy, où les premières voitures à moteur côtoient les centaures, et où les elfes alcooliques font de parfaits détectives privés. La Place Pigalle devient la Place Mygale et la Seine devient la Veine etc… Et comme si cette imagination florissante ne se suffisait pas à elle-même, l’auteur a un style vraiment agréable à lire, un savant mélange d’argot démodé (si, si, c’est une sorte de compliment) et de poésie : dès les premières lignes le lecteur oscille entre l’émerveillement et le fou rire. Le côté loufoque pourra attirer plus d'un lecteur Déjanté.

Cet univers riche sert de décor à une enquête policière menée par un elfe roublard et un brin dépressif mais que le lecteur ne pourra qu’apprécier. Le personnage principal est à mi-chemin entre Nestor Burma (comprendre: un détective privé qui bosse dans un taudis et qui porte un chapeau) et Peregrin Touque (comprendre: une sorte d'hobbit un peu feignant et qui ne refuse jamais un bon verre de gnôle)! Le Détective aimera le suivre dans son enquête où cette fois les suspects sont des fées, des trolls et des magiciens !

L’Aventurier pourra également y trouver son compte, car le roman contient de nombreux rebondissements et retournements de situation. A la croisée du roman policier, d’espionnage et de la fantasy, Raphaël Albert signe un roman qui a d’ores et déjà conquis pas mal de monde, à en juger les nombreuses critiques positives qu’il a recueilli.

  
Un livre qui plairait à Tim Powers ou à Harry Dresden !

 
Pour lire mon avis très positif, cliquez ici !

vendredi 20 mars 2015

Chien du Heaume, de Justine Niogret

De quoi ça parle ?  

« On l'appelle Chien du Heaume parce qu'à chaque bataille, c'est elle qu'on siffle. Dans l'univers âpre et sans merci du haut Moyen Age, loin de l'image idéalisée que l'on se fait de ces temps cruels, une femme se bat pour retrouver ce qu'elle a de plus cher, son passé et son identité... »

Pour quel lecteur ?

 Chien du Heaume fait partie de ces romans qui ont du caractère. Partant de là, il est évident qu’il ne peut pas plaire à tous les lecteurs : seuls quelques rares élus pourront capter la beauté et le lyrisme qui se cache dans les pages de ce roman âpre et violent. Cependant, je peux garantir que ceux-là ne seront pas déçus !

Il faudra avoir le cœur accroché, car Justine Niogret n’épargne personne, pas même son personnage principal, une héroïne bien loin des stéréotypes du genre. En conséquence, ce livre plaira au durs-à-cuire qui ne craignent pas la vue du sang et qui n’ont pas peur d’aller errer dans les plus tristes hameaux du moyen-âge, au milieu d’un brouillard à couper au couteau. Il pourra également capter l’attention des historiens, à condition d’avoir un peud’imagination. Les penseurs pourront y trouver leur compte également, car l'auteur sème quelques beaux passages et livres quelques réflexions sur des thèmes tels que la religion, l'amour ou encore la quête d'identité.

Chien du Heaume, qui, pour information, a raflé le Grand Prix de l’Imaginaire et le PrixImaginales en 2010, est très difficile à décrire, en partie parce qu’il s’agit plus d’un roman d’ambiance que d’un roman d’action. La véritable richesse de ce livre réside dans le jeu de contrastes et de clair-obscur qui caractérise le style (incroyablement mature et envoutant) de Justine Niogret. L’onirisme et la poésie des chansons de geste côtoient toute la cruauté et le machisme d’une époque oubliée.

Le lecteur parfait sera donc un historien imaginatif et dur-à-cuire.


Un roman qui pourrait plaire à G.R.R. Martin ou aux rois maudits.


Pour connaitre ma critique (//mon éloge) personnelle, cliquez donc ici !