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dimanche 27 décembre 2015

Nord et Sud d'Elizabeth Gaskell


De quoi ça parle ?

L’héroïne est Margaret Hale, fille d’un pasteur du Sud rural qui quitte l’Église d’Angleterre pour des raisons de conscience et emmène sa femme et sa fille dans la ville industrielle de Milton dans le Darkshire (le Pays noir), où on lui propose un travail de professeur privé. Belle, intelligente et cultivée, mais aussi fière et réservée, Margaret découvre avec horreur l'univers âpre et brutal de la révolution industrielle où patrons et ouvriers s'affrontent dans les premières grèves organisées. Prenant le parti des pauvres dont elle admire le courage et la ténacité, et parmi lesquels elle se fait des amis, elle méprise profondément cette classe de nouveaux riches sans éducation que sont les manufacturiers, dont l'un, John Thornton, grand patron de filatures locales, devient l'élève favori et l'ami de son père. Mais, à travers épreuves et deuils, elle apprend à aimer cette ville et même John Thornton, dont elle découvre la grandeur d'âme et la générosité.

Pour quel lecteur ?

Nord et Sud est l’histoire d’un choc culturel, d’une rencontre entre deux individus tellement entiers, tellement forts qu’il est impossible qu’en se heurtant ils ne vous envoient pas des étincelles au visage. Margaret Hale et John Thornton batailleront dur. Ils s’affronteront, se vexeront, se blesseront soit par maladresse soit par instinct de protection. Ce roman rappelle beaucoup Orgueilet Préjugés de Jane Austen, et il est vrai qu’il existe un petit lien entre ces deux romans, de par la manière dont les deux personnages principaux s’attirent et se repoussent à la fois, créant ainsi une relation magnétique. Chaque scène où Margaret et John se retrouvent dans la même pièce apporte son lot d’incompréhensions, de frictions, de non-dits. Je ne suis pas du genre à minauder mais j’avoue que j’en ai eu des papillons dans le ventre du début à la fin ! Les romantiques vont donc tomber à la renverse ! En effet, je déteste les relations « faciles ». C’est-à-dire la relation où les personnages tombent follement amoureux dès le premier regard, sans se connaitre, sans s’être jaugés. Ici il s’agit d’un amour qui met plusieurs centaines de pages à naitre. Un amour qui nait de l’estime que l’on attache à son adversaire, et qui s’épanouit malgré les malentendus, malgré les différences sociales, culturelles et idéologiques. Et puis... les filles sans rire si je devais choisir un personnage de fiction pour en faire mon fiancé, ce serait sans aucune hésitation John Thornton!

Mais là où, à mon sens, Nord et Sud dépasse Orgueil et Préjugés (et je sais que je vais énerver une flopée de fanatiques de Jane Austen, voyez donc que je prends de sacrés risque !) c’est qu’il y a une dimension sociale et culturelle qui donne une profondeur incroyable à cette œuvre. Margaret ne se contente pas d’aller boire le thé ou de jouer au bridge pendant que ses cousines cherchent « un bon parti ». Non, ici c’est la plongée dans le monde industriel, dans la lutte ouvrière, parfois extrêmement violente. Mais Elizabeth Gaskell ne tombe jamais dans la facilité ni dans le cliché. Il n’y a ni mauvais patron ni mauvais ouvrier. Juste des personnes poussées par la nécessité du moment. Et ce roman est d’une modernité impressionnante sur ce point. En lisant certain passage, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’affaire Air France, aux taxis Uber et autres points d’actualité. Il est très impressionnant de penser qu’en 1854 l’auteur avait déjà une telle hauteur de vue, et une telle finesse d’analyse. Chapeau bas ! Le Penseur y trouvera un sujet de réflexion très intéressant. Il en est de même pour les sujets liés à la religion, qui prend une place plus marginale mais bien réelle dans ce roman.

L’historien appréciera également de se plonger dans l’Angleterre victorienne, en pleine révolution industrielle. Une période de changement, où les richesses se font et se défont et où le statut social s’acquiert par la naissance mais également par le travail.

J’ai été éblouie, électrisée, fascinée par ce magnifique roman !
Un peu de Charlotte Brontë et un peu de Zola : sacrée recette pour un classique très anglais !

mardi 20 octobre 2015

Cristallisation secrète de Yoko Ogawa

De quoi ça parle ?
« L'île où se déroule cette histoire est depuis toujours soumise à un étrange phénomène : les choses et les êtres semblent promis à une sorte d'effacement diaboliquement orchestré. Quand un matin les oiseaux disparaissent à jamais, la jeune narratrice de ce livre ne s'épanche pas sur cet événement dramatique, le souvenir du chant d'un oiseau s'est évanoui tout comme celui de l'émotion que provoquaient en elle la beauté d'une fleur, la délicatesse d'un parfum, la mort d'un être cher. Après les animaux, les roses, les photographies, les calendriers et les livres, les humains semblent touchés : une partie de leur corps va les abandonner. En ces lieux demeurent pourtant de singuliers personnages. Habités de souvenirs, en proie à la nostalgie, ces êtres sont en danger. Traqués par les chasseurs de mémoires, ils font l'objet de rafles terrifiantes... »
 
Pour quel lecteur ?
Deux mots me viennent à l’esprit pour qualifier Cristallisation secrète : onirique et effrayant. Yoko Ogawa est une poétesse, une magicienne qui nous invite dans un roman plein d’étrangeté. La question de la mémoire est placée au centre de ce roman, comme dans Amours en marge ou Parfum de glace, deux autres romans magnifiques du même auteur.
Le lecteur sentimental sera très sensible à cette écriture délicate et pudique, qui décrit la mémoire comme étant un lien émotionnel et affectif nous reliant les uns aux autres, et qui perdure ou au contraire s’étiole avec le temps qui passe. Qui n’a jamais été ému ou troublé par un parfum, un son, un goût qui le rappelle à son enfance (Madeleine de Proust) ou, au contrainte, n’a jamais été frustré à l’idée d’avoir oublié des instants précieux ? La mémoire est un rideau de fumée. La mémoire est insaisissable, traitre. Elle nous abandonne lorsque nous voudrions la retenir, et elle s’impose à nous alors que nous voudrions nous en libérer.
La force de ce roman est de traiter d’un sujet aussi délicat, aussi insaisissable que la mémoire tout en créant un monde où les personnages sont soumis à un régime politique totalitaire et omnipotent, qui rappelle l’Allemagne nazie ou la Chine de Mao Tse-tung. Les lecteurs un brin philosophes pourront s’intéresser à ce roman comme étant une incroyable métaphore des régimes autoritaires, décrivant la manière dont ils sont capables de laver le cerveau des masses, et de refondre la mémoire collective selon leurs désirs. Bien que ce livre soit le récit du manque, qu’il soit matériel ou affectif, c’est aussi une histoire axée sur la résistance, dans sa dimension la plus intime.
C’est un peu comme si James Barrie avait rencontré Hannah Arendt

samedi 12 septembre 2015

Les intermittences de la mort de José Saramago

Ça parle de quoi ? 

« Dans un pays sans nom, un événement extraordinaire plonge la population dans l'euphorie: plus personne ne meurt. Mais le temps, lui, poursuit son œuvre, et l'immortalité, ce rêve de l'homme depuis que le monde est monde, se révèle n'être qu'une éternelle et douloureuse vieillesse. L'allégresse cède la place au désespoir et au chaos : les hôpitaux regorgent de malades en phase terminale, les familles ne peuvent plus faire face à l'agonie sans fin de leurs aînés, les entreprises de pompes funèbres ferment, les compagnies d'assurance sont ruinées, l'État est menacé de faillite et l'Église de disparition, car sans mort il n'y a pas de résurrection et sans résurrection il n'y a pas d'Église. Chacun cherche alors la meilleure façon, ou la pire, de mettre fin au cauchemar de la vie éternelle, quitte à faire appel aux mafias, à passer des accords que la morale réprouve, ou à laisser la corruption gangréner la société. Jusqu'au jour où la mort décide de reprendre du service... »

Pour quel lecteur ? 

José Saramago est un auteur pour lequel j’éprouve une tendresse toute particulière, en partie parce qu’il s’agit du seul auteur lusophone a avoir reçu le Prix Nobel de Littérature. Souvent décrit comme un provocateur et un éternel pessimiste, Saramago peut se vanter d’avoir conquis sa place tout seul, et d’avoir bataillé dur pour se faire une place sur la scène littéraire internationale.

Comme la plupart de ces livres, les intermittences de la mort est à mi-chemin entre le roman d’anticipation et le conte philosophique, ce qui ne manquera pas d’attirer les Penseurs. Car Saramago ne se contente pas de poser des questions : il apporte aussi des réponses, et n’hésite pas à aller jusqu’au bout de ses démonstrations. Ici la question est : Et si la mort disparaissait ? Et la réponse donnée par Saramago est criante de réalisme, jusque dans le moindre détail.

Ce livre pourrait se décomposer en deux parties : la première explorant les conséquences de la disparition de la mort (qui plaira donc
aux Penseurs) et une seconde partie plus poétique, presque sentimentale, décrivant les sentiments amoureux de la Mort qui s’éprend d’un musicien (et qui pourrait plaire aux Sentimentaux).

Cependant, je dois alerter les futurs lecteurs au sujet du style très particulier de Saramago qui se caractérise pas des phrases très longues, sans points ni virgule. On peine parfois à retrouver son souffle, et il se rapproche donc assez du style de Cormac McCarthy. Mais le style d’un auteur est aussi une signature, et même si la lecture devient un peu longue par moment, on gardera le souvenir d’un roman étrange et un peu dérangeant.

Pour lire ma critique sur Babélio :
suivez ce lien.
Pour ceux qui ont aimé, vous pourrez tenter de regarde l’Aveuglement de Fernando Meirelles, qui est l’adaptation d’un autre livre de Saramago (que je conseille aussi !).

samedi 5 septembre 2015

Le Bûcher des Vanités, de Tom Wolfe

De quoi ça parle ?
« Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy, fleuron de la jeune aristocratie des boursiers de Wall Street, riche de dettes, mais aussi d'assurance, vit très luxueusement sur Park Avenue. Un soir où il est allé chercher sa maîtresse à l'aéroport, il rate la bonne sortie de l'autoroute. Le couple se retrouve perdu dans le Bronx, lieu de toutes les frayeurs new-yorkaises.  Au moment où ils croient enfin échapper à ce quartier infernal, des pneus et des poubelles leur barrent la route et deux jeunes Noirs s'avancent vers la Mercedes de Sherman. Le couple parvient à s'enfuir, mais en écrasant un des jeunes.
A partir de cet instant, tout s'enchaîne dans un tourbillon qui fait monter la tension de page en page : le coma du jeune homme sert d'argument politique à la communauté noire, la police recherche la voiture et remonte jusqu'à Sherman, les médias fondent sur lui, impitoyablement, la justice ne sait plus où donner de l'arbitraire, la vie affective et professionnelle de Sherman est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. »
Pour quel lecteur ?
Tom Wolfe a visé juste avec ce roman qui a remporté un grand succès dès sa sortie. Piquant, impertinent, il nous décrit la chute d’un golden boy ayant commis un homicide involontaire sur un jeune homme noir. Tout le monde en prendra pour son grade, car Tom Wolfe instruit à charge et à décharge, et si Sherman McCoy est le personnage central, l’auteur ne se prive pas du plaisir de torpiller les journalistes, les ministres du culte ou les politiciens, peu importe leur orientation idéologique. Tom Wolfe analyse notre société et nos médias, avec une lucidité incroyable 
Les déjantés aimeront observer le fourmillement d’une ville qui ne dort jamais, et que Tom Wolfe décrit d’une manière magistrale. Moqueur, il dresse le portrait d’une société nombriliste et vaniteuse. Les journalistes voraces, à la recherche de l’information croustillante, prêts à tout pour avoir « le scoop » ; les politiciens disant défendre la cause de l’égalité raciale mais qui ne voient que leur intérêt propre ; les traders de Wall Street qui s’autoproclament « rois du monde »… ! Bourré d'humour, c'est une chronique sociale qui intéressera les penseurs, car elle rappelle tant d’épisodes de notre histoire moderne : l’affaire DSK, la crise des subprimes, les émeutes de Ferguson…
A noter que les dévoreurs aimeront, puisqu'il s'agit d'un joli pavé de 920 pages (édition livre de poche).  
Un bijou d’intelligence et d’impertinence ! A lire absolument ! Pour lire ma critique Babélio : ici !
Un livre adapté au cinéma avec Tom Hanks dans le rôle principal (mais je déconseille ce film qui est très mauvais par rapport à ce roman magistral) et qui fait écho a un autre grand roman: la foire aux vanités de William Makepeace Thackeray!

mardi 21 juillet 2015

Sarinagara de Philippe Forest


De quoi ça parle ? 

« Sarinagara signifie cependant. Ce mot est le dernier d'un des plus célèbres poèmes de la littérature japonaise. Lorsqu'il l'écrit, Kobayashi Issa vient de perdre son unique enfant : oui, tout est néant, dit-il. Mais mystérieusement, Issa ajoute à son poème ce dernier mot dont il laisse la signification suspendue dans le vide. L'énigme du mot sarinagara est l'objet du roman qui unit trois histoires : celles de Kobayashi Issa (1763-1827), le dernier des grands maîtres dans l'art du haïku, de Natsume Sôseki (1867-1916), l'inventeur du roman japonais moderne, et de Yamahata Yosuke (1917-1966), qui fut le premier à photographier les victimes et les ruines de Nagasaki. Ces trois vies rêvées forment la matière dont un individu peut parfois espérer survivre à l'épreuve de la vérité la plus déchirante. »

 Pour quel lecteur ?

Il y a des livres qui vous arrivent un peu par hasard dans les mains, et rétrospectivement on se demande qu’est-ce qui a bien pu nous le faire acheter, tant il est loin de nos lectures habituelles. C’est le cas de Sarinagara : je ne connais presque rien de l’histoire du Japon, et j’ai assez peu d’appétence pour les romans philosophiques, essais… En général tout ce qui n’est pas de la fiction. Et pourtant, c’est un livre que j’ai plusieurs fois conseillé

Sarinagara nous plonge dans le destin de ces trois personnages (deux écrivains et un photographe) qui ont fait l’expérience de la douleur absolue (la perte d’un enfant, la vision des ruines de Nagasaki). Ces drames individuels et collectifs font écho à la douleur de Philippe Forest, qui a lui-même perdu son enfant, et qui a dû apprendre à gérer cette infinie souffrance. Si ce livre s’est construit sur un lit de douleurs, je peux cependant vous affirmer qu’il est rayonnant d’espoir et de simplicité.

Ce livre comblera ceux qui s’intéressent à la culture japonaise et aux Historiens. Il attirera aussi l’attention des Penseurs, qui y trouveront matière à réflexion : sur l’oubli, la nature humaine, la capacité à faire face...

Je le conseille donc à toutes les personnes qui traversent des heures difficiles, et qui pensent qu’il n’y a pas d’issue possible. Et qui ont juste besoin que Philippe Forest leur dise que malgré le désespoir, il existe un « cependant ».
Un Bijou.
 
Pour lire ma critique personnelle sur Babélio, cliquez là!

mardi 14 juillet 2015

Les Collines du Tigre, de Sarita Mandanna


De quoi ça parle ? 
"1878. Première fille à naître chez les Nachimanda depuis plus de soixante ans, la belle et fougueuse Devi est le trésor de sa famille. Elle se lie d'amitié avec Devanna, un jeune garçon brillant dont la mère est morte de façon tragique. Les deux enfants deviennent rapidement inséparables tandis qu'ils grandissent entre la jungle luxuriante, les collines verdoyantes et les plantations de café de la région de Coorg, dans le sud de l'Inde. Ils sont couvés par une large famille aux racines ancrées dans cette terre depuis des siècles.
Leurs destins semblent inévitablement liés ; mais tout change la nuit où ils assistent à un « mariage de tigre ». C'est là que Devi aperçoit pour la première fois Machu, le célèbre tueur de tigre, chasseur réputé."
  
Pour quel lecteur ?

Sarita Mandanna fait incontestablement partie de cette nouvelle génération d’auteurs indiens qui attirent l’attention d’un nombre grandissant de lecteur (je fais partie du nombre).

Le lecteur sentimental en aura pour son compte : en effet Les Collines du Tigre, roman souvent décrit comme étant le Autant emporte le vent indien, entraine le lecteur dans un tourbillon d’amours contrariés et de drames familiaux dont personne ne ressortira indemne. Pour ma part, j’ai souvent du mal à « supporter » les romans construits autour d’une histoire d’amour, principalement parce que souvent je ne les trouve pas crédibles et trop niaises. Ici, je n’ai pas du tout ressenti d’agacement. Les personnages grandissent, et leurs sentiments évoluent d’une manière tout à fait crédible et réaliste.

Les penseurs pourront éventuellement trouver un thème de réflexion intéressant ; à savoir l’idée de pardon et de résilience. Je n’en dirais pas plus pour ne pas révéler le point central de l’intrigue, mais j’ai trouvé que certains sujets très difficiles sont abordés sous un angle différent et inhabituel.

Je conseillerais tout particulièrement ce livre à ceux qui aiment les sagas familiales et les secrets de famille. En effet, ce livre est largement bâti autour d’un non-dit, d’un secret qui détruit peu à peu les liens qui unissaient les personnages. Et pour ne rien gâcher, cette grande fresque familiale se déroule dans les forêts indiennes, près des grandes plantations de café, dans les collines du tigre.

A couper le souffle. Je le conseille vraiment si vous partez en vacances et que vous cherchez un roman pour la plage !

Pour lire ma critique (enthousiaste): cliquez là
 
Un roman qui plairait à Scarlett O'hara ou à Mary Margaret Kaye (dont j'ai chroniqué le roman Pavillons Lointains, que je ne conseillerais jamais assez!)
 

samedi 11 juillet 2015

Vous voulez savoir quel type de lecteur vous-êtes ?

Rendez vous dans les Bonus : et dites nous quel lecteur vous êtes.

Et n'hésitez pas à indiquer en commentaire quel livre, à votre sens, représente le mieux tel ou tel type de lecteur. Après, nous pourrons faire une grande liste des incontournables que chaque type de lecteur doit IMPERATIVEMENT posséder (oui, oui, c'est impératif!)
 

samedi 2 mai 2015

L'équilibre du monde de Rohinton Mistry


De quoi ça parle ?

"Voici le grand roman de l'Inde contemporaine, réaliste, foisonnant, inspiré traversé par le souffle d'un Hugo ou d'un Dickens. L'histoire se déroule au cours des années 1970 et 1980.Dans le même quartier vivent des personnages venus d'horizons très divers : Ishvar et Omprakash, les deux tailleurs des «intouchables» ; Dina, la jeune veuve, qui, pour survivre, se lance dans la confection à domicile ; Maneck, descendu de ses lointaines montagnes pour poursuivre ses études ; Shankar, le cul-de-jatte, exploité par le maître des mendiants et bien d’autres encore. À travers les heurs et malheurs de leurs existences, Rohinton Mistry, romancier anglophone né à Bombay, brosse une fresque qui est à la fois l'odyssée d'une nation et une parabole de la condition humaine. Un roman-fleuve qui nous emporte irrésistiblement."

Pour quel lecteur ?

Portée par le succès de plusieurs auteurs (VikramSeth, Tarun Teijpal ou encore Amitav Gosh pour ne citer qu’eux), la littérature indienne a réussi à attirer l’attention d’un bon nombre de lecteurs français. Pour ma part, je porte un intérêt tout particulier à ces auteurs qui, je pense, ont vraiment quelque chose à apporter au paysage littéraire. Et pour illustrer mon propos, j’ai choisi de vous parler de L’équilibre du monde du RohintonMistry, un roman d’une grande richesse et qui réunit de nombreuses qualités caractéristiques de la littérature indienne.

Il s’agit d’un roman choral où le lecteur suivra, parfois sur plusieurs génération, la vie d’un groupe de personnages tous très attachants. Le roman plaira aux penseurs et à ceux qui aiment les romans sociaux : on y parle des conditions de vie des castes inférieures, de la position de la femme, du droit de vote ou encore de la mendicité et du travail clandestin. Autant de sujets douloureux qui font partie de l’histoire de l’Inde d’aujourd’hui.  Les Penseurs apprécieront certainement la philosophie qui sous-tend ce roman, à savoir qu’il existe un équilibre dans le monde, basé sur un double mouvement: celui de ceux qui veulent s'extirper de leur condition et sur celui de la cruauté et de l'indifférence du monde, qui les y maintien. L’auteur expose sa vision (finalement assez pessimiste) de la condition humaine, et invite le lecteur à s’interroger sur la place de l’individu dans la société.
L’Historien apprendra beaucoup de choses sur l’Inde dans les années 70, et sur les politiques menées par Indira Gandhi et son fils.

Au-delà de tout ceci, il s’agit d’une aventure humaine incroyable, touchante par la justesse du ton employé et par l’absence de voyeurisme et de misérabilisme gratuit. Rohinton Mistry offre un roman riche, complexe et émouvant. Si vous ne deviez lire qu'un seul roman indien: lisez celui-ci!
A tous ceux qui aiment Vikas Swarup (SlumdogMillionnaire pour les cinéphiles) et Charles Dickens (pour la description de la misère des grandes villes, pour son engagement).

Pour lire ma critique personnelle : cliquez ici ! avec une mention spéciale pour le passage du livre sur le droit de vote, que chaque citoyen devrait lire pour prendre conscience du privilège qui lui est offert...

samedi 4 avril 2015

Warlock d'Oakley Hall

De quoi ça parle ?
 « Laville de Tombstone en Arizona, pendant les années 1880, est notre Camelot national. Une terre fabuleuse où les vertus de l'Amérique s'incarnent chez les frères Earp et ses maux dans la bande des Clanton ; une terre imaginaire aussi, où l'affrontement d'OK Corral se revêt de la pureté dépouillée des joutes arthuriennes. Dans son magistral roman Warlock, Oakley Hall rend son humanité véritable, sanglante et mortelle au mythe de Tombstone. Wyatt Earp s'y métamorphose en un tireur d'élite nommé Blaisedell qui, à cause de l'image donnée de lui dans les magazines spécialisés sur le Far West, pense qu'il est un héros. Et c'est parce qu'ils croient en ce héros que les citoyens exaspérés de Warlock font appel à lui. Mais lorsque Blaisedell découvre qu'il ne peut répondre à leurs attentes, il est obligé de reconnaître ses failles, son abîme intime n'étant pas si éloigné de celui qui règne en ville. Avant même que s'achève l'angoissante épopée du livre [...], Warlock doit admettre que ce que l'on nomme la société et l'état de droit sont des concepts aussi fragiles et précaires que la chair, voués à retourner à la poussière des déserts aussi rapidement qu'un cadavre. C'est la sensibilité profonde de Warlock qui fait de cet ouvrage un grand roman américain » Thomas Pynchon

 Pour quel lecteur ?
Il s’agit d’un roman ayant de multiples facettes de de multiples niveaux de lecture. Il s’agit donc d’un livre exigeant qui ne pourra se satisfaire que d’un lecteur à son image : multiple, complexe, vigilant… Warlock a autant de lecteurs que de niveau de lecture. Certains y verront un western pur jus, qui réunit tous les codes du genre : des bandits, un shérif, des femmes fatales, des saloons et des duels en pleine rue. Le tout mené d’une main de maitre, avec un suspens qui ne retombe que dans les dernières pages. Le vrai Cow-boy ira volontiers faire un tour à Warlock, embryon de ville qui grandit péniblement à la frontière de la civilisation, brûlée par le soleil, nourrie directement au goulot d’une bouteille de whisky trafiquée.

Ensuite, une fois que le lecteur est entré en ville, il découvre un roman social. La création du chemin de fer, l’exploitation des mines, la naissance des grandes compagnies ferroviaires et minières qui reposent sur l’exploitation d’un groupe de travailleurs exposés à tous les risques, mourant prématurément, certain avant même d’avoir atteint l’âge adulte. L'Historien pourra donc y trouver son compte.
Enfin, tout en dessous, il y a la fable philosophique : qu’est-ce que l’Etat de droit ? Comment le construire, lorsqu’il ne repose sur aucune histoire commune, sur aucun fondement solide. Lorsqu’il doit gérer la violence et la brutalité de personnages pour lesquels seule une arme à feu peut assurer l’ordre. Le Penseur observera avec attention le lent processus d’établissement de l’ordre public.
Pourtant, l’épaisseur et la densité de ce livre me fait penser qu’il faut être un bon dévoreur pour en venir à bout sans difficulté.
Un roman qui plairait à Larry McMurtry ou à Cormac McCarthy !

  
Pour lire ma critique personnelle : cliquez ici !

jeudi 26 mars 2015

Pourquoi devez-vous lire Richard III de Shakespeare

Tout d’abord, et c’est d’ailleurs le parfait prétexte pour vous en parler, parce qu’aujourd’hui, le 26 mars 2015, Richard III, dernier roi de la dynastie des Plantagenêt (c’est-à-dire d’une lignée ayant des origines françaises, hé oui!), a rejoint sa dernière demeure et a été inhumé à Leicester, pas moins de 530 ans après sa mort ! Pour ceux qui auraient besoin de se rafraîchir la mémoire, les ossements du roi ont été retrouvés en 2012 enterrés sous un parking.
La vie de Richard III soulève aujourd’hui encore pas mal de question, et beaucoup d’historiens tentent encore de démêler le vrai du faux, notamment en ce qui concerne les circonstances de son accession au pouvoir, et de l’assassinat présumé de plusieurs membres de la famille royale (notamment son frère George et ses neveux âgés de 10 et 12 ans…). Si la question fait toujours débat, tous s’accordent à dire que l’œuvre éponyme de Shakespeare a très largement contribué à entretenir cette image d’un usurpateur au caractère cruel et sanguinaire.
En lisant Richard III, vous satisferez donc la dévorante curiosité que vous inspire cette aura de mystère qui entoure son couronnement et plus largement ses deux années de règne. Comme vous êtes surement un petit historien en herbe, vous vous ferez un plaisir d’en savoir un peu plus sur la fin d’une dynastie !
Vous aurez aussi la chance de lire une œuvre de jeunesse de Shakespeare, où on sent clairement l’ébauche de deux autres pièces mythiques : Macbeth et Hamlet, toutes deux basées sur l’usurpation du pouvoir et sur la dualité inhérente à tout projet de trahison (le penseur y trouvera donc son compte).   Richard III aura plusieurs visage ; celui du scélérat qu’il offrira au lecteur et celui  de l’aimable frère/oncle/ami qu’il offrira aux autres personnages, le temps de mettre en place ces funestes projets. Mention spéciale pour les durs-à-cuire qui veulent des assassinats, du sang et des guerres de pouvoir (on aura quand même des gens poignardés, des noyés, des fantômes...!).
Enfin, la dernière raison qui vous donnera envie de lire Richard III, c’est de savoir qu’il s’agit de la pièce de Shakespeare qui a été la plus jouée au théâtre. Shakespeare offre une pièce qui fait partie de l’imaginaire collectif ("Un cheval, mon royaume pour un cheval!"), et qui fait figure de référence en matière de drame historique. Le tout porté par une écriture (et un traducteur, François-Victor Hugo, le fils de notre V. Hugo national) incroyable :
« Mais moi qui ne suis pas formé pour ces jeux folâtres, — ni pour faire les yeux doux à un miroir amoureux, — moi qui suis rudement taillé et qui n’ai pas la majesté de l’amour — pour me pavaner devant une nymphe aux coquettes allures, — moi en qui est tronquée toute noble proportion, — moi que la nature décevante a frustré de ses attraits, — moi qu’elle a envoyé avant le temps — dans le monde des vivants, difforme, inachevé, — tout au plus à moitié fini, — tellement estropié et contrefait — que les chiens aboient quand je m’arrête près d’eux ! — eh bien, moi, dans cette molle et languissante époque de paix, — je n’ai d’autre plaisir pour passer les heures — que d’épier mon ombre au soleil — et de décrire ma propre difformité. — Aussi, puisque je ne puis être l’amant — qui charmera ces temps beaux par leurs, — je suis déterminé à être un scélérat »

Dawn Rochelle Tucker et Bo Foxworth dans Richard III

vendredi 20 mars 2015

Chien du Heaume, de Justine Niogret

De quoi ça parle ?  

« On l'appelle Chien du Heaume parce qu'à chaque bataille, c'est elle qu'on siffle. Dans l'univers âpre et sans merci du haut Moyen Age, loin de l'image idéalisée que l'on se fait de ces temps cruels, une femme se bat pour retrouver ce qu'elle a de plus cher, son passé et son identité... »

Pour quel lecteur ?

 Chien du Heaume fait partie de ces romans qui ont du caractère. Partant de là, il est évident qu’il ne peut pas plaire à tous les lecteurs : seuls quelques rares élus pourront capter la beauté et le lyrisme qui se cache dans les pages de ce roman âpre et violent. Cependant, je peux garantir que ceux-là ne seront pas déçus !

Il faudra avoir le cœur accroché, car Justine Niogret n’épargne personne, pas même son personnage principal, une héroïne bien loin des stéréotypes du genre. En conséquence, ce livre plaira au durs-à-cuire qui ne craignent pas la vue du sang et qui n’ont pas peur d’aller errer dans les plus tristes hameaux du moyen-âge, au milieu d’un brouillard à couper au couteau. Il pourra également capter l’attention des historiens, à condition d’avoir un peud’imagination. Les penseurs pourront y trouver leur compte également, car l'auteur sème quelques beaux passages et livres quelques réflexions sur des thèmes tels que la religion, l'amour ou encore la quête d'identité.

Chien du Heaume, qui, pour information, a raflé le Grand Prix de l’Imaginaire et le PrixImaginales en 2010, est très difficile à décrire, en partie parce qu’il s’agit plus d’un roman d’ambiance que d’un roman d’action. La véritable richesse de ce livre réside dans le jeu de contrastes et de clair-obscur qui caractérise le style (incroyablement mature et envoutant) de Justine Niogret. L’onirisme et la poésie des chansons de geste côtoient toute la cruauté et le machisme d’une époque oubliée.

Le lecteur parfait sera donc un historien imaginatif et dur-à-cuire.


Un roman qui pourrait plaire à G.R.R. Martin ou aux rois maudits.


Pour connaitre ma critique (//mon éloge) personnelle, cliquez donc ici !
                                                                                                    

dimanche 15 mars 2015

Les enquêtes de William Monk de Anne Perry (tomes 1 et 2)

Concerne les deux premiers tomes des enquêtes de William Monk, à savoir :
-          Un étranger dans le miroir
-          Un deuil dangereux
De quoi ça parle ?
 « William Monk, inspecteur de police chevronné, se réveille à l'hôpital. Violemment agressé il y a quelques semaines, il a perdu la mémoire. Ce qu'il s'empresse bien de taire à ses supérieurs, qui auraient tôt fait de l'exclure manu militari de la police londonienne. Revenu à la vie professionnelle, il mène parallèlement une enquête sur le meurtre d'un jeune aristocrate, survivant de la bataille de Crimée, et sur lui-même.».

Pour quel lecteur ?

La réponse est : Le Détective et l’Historien ! Anne Perry nous offre plusieurs séries (Les enquêtes de William Monk, les enquêtes de Charlotte Ellison et Thomas Pitt, les Histoires de Noël…) de romans  policiers se déroulant à l’époque victorienne (1837 - 1901). Les enquêtes sont bien ficelées, pleines de psychologie et le cadre historique est parfaitement maîtrisé.

Ce qui est particulièrement appréciable c’est qu’Anne Perry nous présente des personnages très réalistes et crédibles, avec leurs défauts et leurs failles. Le fait de prendre un personnage principal amnésique constitue une prise de risque considérable de la part de l’auteur, et pourtant c’est une véritable réussite : cela permet au lecteur de découvrir le personnage principal de manière progressive, et de se sentir impliqué dans l’histoire.

L’Historien appréciera le sens du détail d’Anne Perry, et sa capacité de mise en perspective avec notre époque actuelle. Ainsi, au-delà du roman policier « So British » (qui fera peut-être de l’œil aux fans de Jane Austen ?) se cache un véritable roman social, qui aborde les questions de la condition de la femme, de l’importance des conventions sociales et du « paraitre », des conditions d’hygiène et des répercussions de la guerre de Crimée en Angleterre.

Il s’agit de romans policiers « à énigme ». Exit les bains de sang et les tueurs psychopathes, Anne Perry offre des petits Cluedo, au sein des familles aristocratiques de l’époque. Le vrai Détective se délectera donc de tant de mystères.

Enfin, les romans d’Anne Perry offrent des passages consacrés au procès, et (là c’est la juriste qui parle) c’est vraiment intéressant de voir l’intelligence avec laquelle ces scènes sont construites.

En résumé : chapeau bas !

Un roman pour les amis d'Agatha Christie (Coté Détectives) et de Florence Nightingale (Coté Historiens et militants)!

Retrouvez mes critiques Babélio en cliquant ici (tome 1) ou encore là (tome 2)

mercredi 11 mars 2015

Avaler du Sable - Antonio Xerxenesky

De quoi ça parle ?

« Mavrak est une petite ville du Far-West peuplée de pistoleros et de filles de joie, située au milieu d’un désert de sable brûlant. Ici, la sobriété est déraison. Depuis toujours, deux familles, les Marlowe et les Ramirez, s’opposent en une rivalité assassine. Celle-ci se voit bientôt ranimée par le meurtre lâche d'un des fils Ramirez. D’autant qu'un shérif justicier est envoyé à Mavrak pour faire régner la justice dans cette zone de non-droit. Les haines ancestrales vont se déchaîner, jusqu'à provoquer la résurrection des morts dans une atmosphère de fin du monde pleine de sable et de sang. ».

Pour quel lecteur ?
Le résumé attirera les Cow-boys, mais gare à celui qui croira avoir un vrai western entre les mains ! Appâtés par l’idée de passer un moment au far-west, le lecteur se collera les pattes dans une mélasse désagréable et collante, digne des pires papiers-tue-mouche ! Car quand on parle de résurrection des morts, ce n’est pas seulement une métaphore ! Alors que ce livre commence comme un (mauvais, à mon avis) western, il se termine comme un épisode de The Walking Dead, dans un vrai bain d’hémoglobine… !

Alors à quel type de lecteur se livra fait-il de l’œil… ?
La réponse est : le Déjanté ! Mais attention, ce sera le vrai Déjanté : il lui faudra de l’humour, beaucoup d’ouverture d’esprit un vrai goût pour les séries B.
Le Penseur aura lui-aussi sa chance, à condition d’avoir envie de psychanalyser un auteur qui a visiblement des problèmes avec son fils (et avec le fait d’écrire un roman potable, hum hum..).   
Le lecteur qui aimera ce livre sera sans un jeune lecteur qui aime les choses insolites.
Bref, un roman qui aurait sûrement plu à Rob Zombie ou à Quentin Tarantino !

Et moi et moi et moi ? Pour lire ma critique personnelle (ou plutôt mon déchaînement de fureur…) sur ce roman, cliquez ici !