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samedi 5 décembre 2015

Les Disparus du Clairdelune, de Christelle Dabos

De quoi ça parle ? 

Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Sont-elles liées aux secrets qui entourent l’esprit de famille Farouk et son Livre ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au coeur d’une redoutable vérité.

Pour quel lecteur ? 

Vous vous souvenez peut-être de du tome 1 intitulé Les fiancés de l’Hiver (pour lire ma critique, c’est pas ici !) que j’avais trouvé absolument génial ! D’entrée de jeu, et quitte à déflorer mon sujet, je vous annonce d’ores et déjà que j’ai également adoré le tome 2 ! Je vais essayer de vous chroniquer ce livre sans vous spoiler (et croyez-moi, ça va être difficile vu les révélations qui se trouvent dans les 100 dernières pages. Je peux vous dire que j’ai failli hurler comme une hystérique, c’était trop pour moi !)


On y retrouve Ophélie et Thorn, dont les rapports vont encore évoluer. A la base je suis déjà très fan de Thorn (bah oui c’est un homme de loi et moi je suis juriste alors forcément on est sur la même longueur d’onde !), et j’ai à nouveau beaucoup aimé la façon dont il évolue et se dévoile. Il fait preuve de plus de spontanéité, de fragilité, tandis qu’Ophélie se montre plus indépendante, et n’hésite pas à affronter de grands dangers pour lui venir en aide. Les Sentimentaux pourront s’en trouver un brin émus.

L’histoire se déroule principalement hors de la Citacielle, ce qui permet de découvrir les Déchus, sujet qui avait été effleuré dans le premier tome. Ce roman pourrait se décomposer en trois parties : l’une sur l’arrivée de la famille d’Ophélie sur le Pôle, l’autre sur l’enquête menée suite à la disparition de certaines personnalités logées à la Citacielle puis une troisième partie sur la Lecture du livre de Farouk. J’ai bien aimé le petit côté « enquête » de la seconde partie du livre, car j’aime toujours beaucoup le mélange entre le roman policier et la fantasy

Sans surprise, je conseille ce livre à ceux qui ont aimé le premier tome, puisqu’on y retrouve les mêmes ingrédients, à savoir beaucoup de magie pour plaire aux Imaginatifs, et un bon nombre de révélations et d’aventures parfois un peu rocambolesques !

Petit bémol, cependant : j’ai trouvé que le tome 2 souffrait de plus de longueurs que son ainé, et j’avoue que j’aurais aimé que l’action se trouve moins concentré en fin de livre.

AmisDévoreurs, vous pouvez foncer et vous plonger dans 550 pages et magie !
Pour lire ma critique Babélio : par ici !

vendredi 13 novembre 2015

Les Fiancés de l’Hiver, de Christelle Dabos

De quoi ça parle ?
 
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel. 
 
Pour quel lecteur ?
 
Décidément, les français sont très doués, en matière de Fantasy ! Après Jean-Philippe Jaworski, qui m’avait époustouflée avec son incroyable Gagner la Guerre, c’est au tour de Christelle Dabos de prouver que nos écrivains nationaux n’ont rien à envier à leurs homologues américains ou anglais ! Car Les Fiancés de l’Hiver est un véritable petit bijou d’imagination, dans lequel le merveilleux et l’onirisme vont se glisser dans le moindre petit détail, donnant au livre un réalisme saisissant qui charmera les Imaginatifs voire les Déjantés (si vous voulez des écharpes frileuses qui se lovent amoureusement autour de votre cou, des serrures qui se comportent comme des chiens de garde ou encore des sabliers magiques qui vous offrent des jours de congés !).  
Alors qu’elle vivait au milieu d’une famille aimante et protectrice, entourée de livres et d’antiquité, Ophélie se retrouve, du jour au lendemain, mariée de force à un jeune homme ombrageux et taciturne qui ne lui inspire pas vraiment confiance. Elle doit le suivre dans son monde à lui. Un monde qui rappelle les cours royales : il ne faut pas se fier au faste et aux sourires de façades ! Car ce monde n’obéit qu’à la loi du plus fort, et les trahisons sont monnaie courante. Pour mener à bien leurs intrigues, les courtisanes et les éminences grises ont des armes redoutables : des illusions, des poisons, des pouvoirs hypnotiques… ! La vraie force de ce roman est de mettre en scène un univers magique mais en utilisant des personnages très réalistes ancrés dans une histoire de lutte de pouvoirs tout à fait crédible et bien construite !
 
 
Ce roman étant classé "Jeunesse", j'avais peur que le style d'écriture ou même l'histoire soit trop simpliste et devienne agaçant. Pas du tout! En le lisant j'ai trouvé que l'écriture était très agréable et très fluide. L'histoire est également très bien pensée, donc je recommande également ce livre pour les adultes! Je dirais même que les Dévoreurs en auront pour leur compte, car le gros bébé pèse quand même ses 520 pages ! Mais je vous rassure, le tout se lit avec aisance et rapidité.
 
Bref c’est un petit coup de cœur ! J’espère que le Tome 2 (Les Disparus du Clairdelune) ne me décevra pas !
 
C’est un peu comme si Hermione Granger était mariée de force à un Borgia !
Retrouvez pas critique Babélio ici !

samedi 26 septembre 2015

J'ai rêvé de courir longtemps, de Ron McLarty


De quoi ça parle ?

« Solitaire, obèse, alcoolique, dépressif, Smithy Ide se retrouve orphelin à quarante-trois ans.
Sa vie aurait pu s'arrête là. C'est là qu'elle va commencer. Il enfourche sa vieille bicyclette et, de New York à Los Angeles, il se met à pédaler, pédaler, pédaler. Ce roman pas comme les autres a bien failli ne jamais être publié. Découvert par Stephen King, qui a clamé haut et fort son enthousiasme, ce chef d'oeuvre d'humour et de tendresse rencontre un immense succès aux Etats-Unis. »

Pour quel lecteur ?

Ce livre, aucun éditeur n’en voulait, jusqu’à que Stephen King le découvre, et en parle publiquement comme étant « le meilleur livre que vous ne pouvez pas lire ». Avec une publicité pareille, il n’a pas fallu longtemps pour que J’ai rêvé de courir longtemps sorte en librairie… et c’est là que tout commence !

Il est des livres qui vous ont tant ému, tant touché, qu’on a presque peur d’en parler. Car en parler, c’est prendre le risque de mal en parler. De ne pas réussir à donner envie. De ne pas réussir à lui rendre justice…

« Enfant, j'étais un petit coureur. C'était le surnom que m'avait donné notre voisine, Ethel Sunman. Je filais d'un endroit à l'autre comme un canard poursuivi par le chasseur. Je traçais des lignes droites. En 1958, papa m'a acheté un vélo anglais neuf, un Raleigh trois vitesses de couleur Bordeaux, et je suis devenu un petit cycliste. »

Le lecteur suivra l’histoire de Smithy, ce gosse maigrichon (surnommé Hameçon) qui ne se sépare jamais de son vélo. Comment est-il devenu ce vieux garçon obèse et dépressif ? Pour connaitre la réponse, il faudra lire ce petit bijou, qui alterne le récit de son voyage à travers des Etats-Unis et les flash-back de son enfance, marquée par la fugue de sa sœur, atteinte de schizophrénie. Le lecteur émotif et sentimental en aura pour son compte, même si certains y verront parfois du "bon sentiment" made in USA. Pour ma part, ca ne m'a pas dérangée.

« Autre chose sur l'amour dont je me souviens: parfois, quand on aime une personne à la folie, on ne parvient pas à oublier comment c'est quand elle souffre ».

Ce livre m’a fait pleurer du début à la fin, car il est d’une simplicité et d’une humanité incroyable. Il aborde beaucoup de thèmes qui sont tous traités avec pudeur et sans misérabilisme : la perte d’un être cher, la maladie, le handicap, le regard des autres, la capacité à rebondir, la difficulté de se laisser aimer… Le tout avec une pointe d'humour et de un brin de folie qui attirera peut-être le Déjanté.
Un livre qui peut faire penser à Forrest Gump. Pour lire ma critique sur Babélio: par ici!

vendredi 18 septembre 2015

Les Dossiers Dresden, t.1 : Avis de tempête de Jim Butcher

De quoi ça parle ? 

« Harry Dresden est le meilleur. Techniquement, c'est même le seul dans sa " catégorie " : c'est un magicien, un vrai. Aussi, lorsque la police de Chicago se trouve devant un cas qui dépasse ses compétences, c'est vers lui qu'elle se tourne. Car notre monde de tous les jours regorge en fait de choses étranges et magiques - dont la plupart ne s'entendent pas très bien avec les humains. C'est là qu'Harry entre en scène… »

 Pour quel lecteur ? 

Avis de tempête est le premier tome d’une saga intitulée Les dossiers Dresden, qui raconte les enquêtes d’Harry Dresden, qui est une sorte de mélange entre Columbo et Merlin l’enchanteur, avec une petite option bad-boy qui ne manquera pas de plaire à ces demoiselles. Ce personnage atypique, un brin paumé et sans le sou est spécialisé dans des enquêtes d’un type bien particulier : pour lui, les fées, les nécromanciens et les vampires n’ont aucun secret. Le lecteur Imaginatif aimera l’univers proposé par Jim Butcher : une grande ville un brin apocalyptique, où la pègre côtoie des trafiquants de drogue d’un nouveau genre, utilisant des composants magiques pour faire perdre la tête à des jeunes en quête de sensations fortes. 

Les Détectives apprécieront peut-être de suivre l’enquête d’Harry Dresden, à condition d’être ouvert d’esprit et prêt à se laisser emporter dans une série d’aventures menées tambour battant. Mais les autres, amateurs de policiers à énigme, n’y trouveront pas forcément leur compte.

Les Aventuriers se régaleront, l’auteur ayant prévu de nombreux retournements de situations, rebondissements en tout genre, le tout accompagné d’un humour décapant qui attirera peut-être le Déjanté. Je conseille surtout aux jeunes et adolescents qui veulent quelque chose de facile à lire et de rythmé, mais également pour les adultes qui cherchent une lecture divertissante. C’est un peu l’équivalent de ces films gros budget : ça nous en met plein la vue, on passe un bon moment, et ça s’arrête là ! 

Un livre qui est un peu le pendant Urban Fantasy des Enquêtes de Sylvo Sylvain (roman plutôt steampunk, dont vous trouverez la critique sur le blog !) et que les fans de la série Grimm ne manqueront pas d'aimer!

 Pour lire ma critique Babélio : suivez ce lien.

samedi 5 septembre 2015

Le Bûcher des Vanités, de Tom Wolfe

De quoi ça parle ?
« Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy, fleuron de la jeune aristocratie des boursiers de Wall Street, riche de dettes, mais aussi d'assurance, vit très luxueusement sur Park Avenue. Un soir où il est allé chercher sa maîtresse à l'aéroport, il rate la bonne sortie de l'autoroute. Le couple se retrouve perdu dans le Bronx, lieu de toutes les frayeurs new-yorkaises.  Au moment où ils croient enfin échapper à ce quartier infernal, des pneus et des poubelles leur barrent la route et deux jeunes Noirs s'avancent vers la Mercedes de Sherman. Le couple parvient à s'enfuir, mais en écrasant un des jeunes.
A partir de cet instant, tout s'enchaîne dans un tourbillon qui fait monter la tension de page en page : le coma du jeune homme sert d'argument politique à la communauté noire, la police recherche la voiture et remonte jusqu'à Sherman, les médias fondent sur lui, impitoyablement, la justice ne sait plus où donner de l'arbitraire, la vie affective et professionnelle de Sherman est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. »
Pour quel lecteur ?
Tom Wolfe a visé juste avec ce roman qui a remporté un grand succès dès sa sortie. Piquant, impertinent, il nous décrit la chute d’un golden boy ayant commis un homicide involontaire sur un jeune homme noir. Tout le monde en prendra pour son grade, car Tom Wolfe instruit à charge et à décharge, et si Sherman McCoy est le personnage central, l’auteur ne se prive pas du plaisir de torpiller les journalistes, les ministres du culte ou les politiciens, peu importe leur orientation idéologique. Tom Wolfe analyse notre société et nos médias, avec une lucidité incroyable 
Les déjantés aimeront observer le fourmillement d’une ville qui ne dort jamais, et que Tom Wolfe décrit d’une manière magistrale. Moqueur, il dresse le portrait d’une société nombriliste et vaniteuse. Les journalistes voraces, à la recherche de l’information croustillante, prêts à tout pour avoir « le scoop » ; les politiciens disant défendre la cause de l’égalité raciale mais qui ne voient que leur intérêt propre ; les traders de Wall Street qui s’autoproclament « rois du monde »… ! Bourré d'humour, c'est une chronique sociale qui intéressera les penseurs, car elle rappelle tant d’épisodes de notre histoire moderne : l’affaire DSK, la crise des subprimes, les émeutes de Ferguson…
A noter que les dévoreurs aimeront, puisqu'il s'agit d'un joli pavé de 920 pages (édition livre de poche).  
Un bijou d’intelligence et d’impertinence ! A lire absolument ! Pour lire ma critique Babélio : ici !
Un livre adapté au cinéma avec Tom Hanks dans le rôle principal (mais je déconseille ce film qui est très mauvais par rapport à ce roman magistral) et qui fait écho a un autre grand roman: la foire aux vanités de William Makepeace Thackeray!

jeudi 30 juillet 2015

Meurtre dans un jardi indien, de Vikas Swarup

De quoi ça parle ? 

Playboy millionnaire, l'ignoble Vivek -Vicky- Rai est tué lors de sa propre garden party. Six convives sont suspectés: un bureaucrate possédé par l'esprit de Gandhi; l'actrice la plus glamour de Bollywood, fan de Nietzsche; un tout petit aborigène très doué pour l'effraction; un gamin des rues voleur de portables au physique de jeune premier; un monsieur catastrophe texan sous protection judiciaire; et le must du politicien corrompu, le propre père de la victime.

Des palaces de Delhi aux bidonvilles de Mehrauli, des repaires terroristes du Cachemire aux cabanes des îles Andaman, des berges du Gange aux tapis rouges des premières de Bombay, entre soif de justice, vengeances, manigances politiques, quête d'un totem perdu ou d'une fiancée par correspondance, tous les chemins semblent mener au jardin du crime. Mais qui a tué Vicky?


Pour quel lecteur ? 

Vikas Swarup est surtout connu pour avoir écrit
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, qui inspira le film Slumbdog Millionnaire.

Cette fois, Vikas Swarup propose un roman policier légèrement barré, avec une foule de personnages colorés et hyper sympathiques. Entre la star de Bollywood, le petit voleur des rues et le touriste américain qui s’est fait pigeonné sur internet ; on peut dire que l’auteur n’a pas hésité à prendre des risques. Je conseille le livre à un lecteur un peu Déjanté, qui aime la prise de risque. Certains lecteurs trop classiques lui ont reproché de ne pas être assez profond, et de n’aborder que superficiellement les personnages. A titre personnel, je pense que ce n’est tout simplement pas l’objet premier de ce livre, qui est avant tout une source de divertissement (même s’il aborde de manière indirecte pas mal de sujets plus sérieux, comme la corruption, la société de consommation, les conditions sanitaires en Inde…). 

Ensuite, Meurtre dans un jardin indien plaira bien évidemment aux Détectives, car même si le roman est un peu barré, il n’empêche que Vikas Swarup nous mène en bateau jusqu’à la fin !

Un roman frais, peut-être le genre de livre à emmener en vacances … ? 

 Pour en faire un film, il faudrait absolument avoir Aishwarya Rai et Zach Galifianakis (décidément j'ai choisis les plus difficiles à orthographier!)


Pour lire ma critique Babélio, c'est par ici !

samedi 11 juillet 2015

Vous voulez savoir quel type de lecteur vous-êtes ?

Rendez vous dans les Bonus : et dites nous quel lecteur vous êtes.

Et n'hésitez pas à indiquer en commentaire quel livre, à votre sens, représente le mieux tel ou tel type de lecteur. Après, nous pourrons faire une grande liste des incontournables que chaque type de lecteur doit IMPERATIVEMENT posséder (oui, oui, c'est impératif!)
 

samedi 11 avril 2015

Rue Farfadet de Raphaël Albert

De quoi ça parle ?

« Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères, des maris jaloux, des épouses trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux... Alors Sylvo fréquente assidûment les bars et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames... Jusqu'au jour où lors d'une banale enquête de routine il se trouve mêlé à une machination dépassant l'entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l'affaire par l'un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ? »

 
Pour quel lecteur ?

Raphaël Albert offre un roman steampunk drôle et rafraichissant qui plaira au lecteur Imaginatif. Il propose un voyage déroutant dans un Paris revisité sauce fantasy, où les premières voitures à moteur côtoient les centaures, et où les elfes alcooliques font de parfaits détectives privés. La Place Pigalle devient la Place Mygale et la Seine devient la Veine etc… Et comme si cette imagination florissante ne se suffisait pas à elle-même, l’auteur a un style vraiment agréable à lire, un savant mélange d’argot démodé (si, si, c’est une sorte de compliment) et de poésie : dès les premières lignes le lecteur oscille entre l’émerveillement et le fou rire. Le côté loufoque pourra attirer plus d'un lecteur Déjanté.

Cet univers riche sert de décor à une enquête policière menée par un elfe roublard et un brin dépressif mais que le lecteur ne pourra qu’apprécier. Le personnage principal est à mi-chemin entre Nestor Burma (comprendre: un détective privé qui bosse dans un taudis et qui porte un chapeau) et Peregrin Touque (comprendre: une sorte d'hobbit un peu feignant et qui ne refuse jamais un bon verre de gnôle)! Le Détective aimera le suivre dans son enquête où cette fois les suspects sont des fées, des trolls et des magiciens !

L’Aventurier pourra également y trouver son compte, car le roman contient de nombreux rebondissements et retournements de situation. A la croisée du roman policier, d’espionnage et de la fantasy, Raphaël Albert signe un roman qui a d’ores et déjà conquis pas mal de monde, à en juger les nombreuses critiques positives qu’il a recueilli.

  
Un livre qui plairait à Tim Powers ou à Harry Dresden !

 
Pour lire mon avis très positif, cliquez ici !

mercredi 11 mars 2015

Avaler du Sable - Antonio Xerxenesky

De quoi ça parle ?

« Mavrak est une petite ville du Far-West peuplée de pistoleros et de filles de joie, située au milieu d’un désert de sable brûlant. Ici, la sobriété est déraison. Depuis toujours, deux familles, les Marlowe et les Ramirez, s’opposent en une rivalité assassine. Celle-ci se voit bientôt ranimée par le meurtre lâche d'un des fils Ramirez. D’autant qu'un shérif justicier est envoyé à Mavrak pour faire régner la justice dans cette zone de non-droit. Les haines ancestrales vont se déchaîner, jusqu'à provoquer la résurrection des morts dans une atmosphère de fin du monde pleine de sable et de sang. ».

Pour quel lecteur ?
Le résumé attirera les Cow-boys, mais gare à celui qui croira avoir un vrai western entre les mains ! Appâtés par l’idée de passer un moment au far-west, le lecteur se collera les pattes dans une mélasse désagréable et collante, digne des pires papiers-tue-mouche ! Car quand on parle de résurrection des morts, ce n’est pas seulement une métaphore ! Alors que ce livre commence comme un (mauvais, à mon avis) western, il se termine comme un épisode de The Walking Dead, dans un vrai bain d’hémoglobine… !

Alors à quel type de lecteur se livra fait-il de l’œil… ?
La réponse est : le Déjanté ! Mais attention, ce sera le vrai Déjanté : il lui faudra de l’humour, beaucoup d’ouverture d’esprit un vrai goût pour les séries B.
Le Penseur aura lui-aussi sa chance, à condition d’avoir envie de psychanalyser un auteur qui a visiblement des problèmes avec son fils (et avec le fait d’écrire un roman potable, hum hum..).   
Le lecteur qui aimera ce livre sera sans un jeune lecteur qui aime les choses insolites.
Bref, un roman qui aurait sûrement plu à Rob Zombie ou à Quentin Tarantino !

Et moi et moi et moi ? Pour lire ma critique personnelle (ou plutôt mon déchaînement de fureur…) sur ce roman, cliquez ici !