lundi 21 septembre 2015

C'est lundi, que lisez vous ? #2

Bonjour à toutes et à tous,
Pour bien commencer la semaine, nous allons parler lecture !
  • Ce que j'ai lu la semaine dernière :
La Couleur des Sentiments de Kathryn Stockett: même si au début je n'étais pas convaincue par le style et que je lui ai trouvé des longueurs, j'ai tout de même versé ma larmichette à plusieurs reprises. Malgré ses défauts, c'est sans conteste un roman très émouvant et profondément humain ! Il ne me reste plus qu'à regarder le film maintenant! :) 
  • Ce que je lis cette semaine: 
Cette semaine je retrouve une auteure que j'adore: Anne Perry! Dans mon univers de lectrice, Anne Perry c'est un peu le Shakespeare du roman policier: quand j'ouvre un de ses livres, je sais que je vais aimer. C'est ma valeur sûre ! Tout y est: le style travaillé, la finesse des descriptions et des analyses psychologiques, de l'intelligence dans les énigmes et les enquêtes, des personnages réalistes avec leurs défauts et leurs qualités... Cette fois je m'attaque au tome 4 des enquêtes de William Monk: Vocation fatale.
Je le lis sur ma liseuse, mais en tout honnêteté, je rêve de m'offrir l'intégralité des livres d'Anne Perry, car je trouve les couvertures magnifiques, et j'aimerais les voir trôner dans ma bibliothèque. Mais je crois que mon porte-monnaie ne serait pas vraiment d'accord... !
  • Ce que je vais lire ensuite:
J'ai été sélectionnée pour recevoir Le Rickshaw fantôme de Rudyard Kipling, dans le cadre d'une masse critique Babélio. Si je le reçois à temps, je le lirais la semaine prochaine. Surtout que c'est un auteur que je voulais découvrir depuis longtemps, surtout parce que j'adore le poème "Tu seras un homme, mon fils".
Et vous, que lisez vous ? 


vendredi 18 septembre 2015

Les Dossiers Dresden, t.1 : Avis de tempête de Jim Butcher

De quoi ça parle ? 

« Harry Dresden est le meilleur. Techniquement, c'est même le seul dans sa " catégorie " : c'est un magicien, un vrai. Aussi, lorsque la police de Chicago se trouve devant un cas qui dépasse ses compétences, c'est vers lui qu'elle se tourne. Car notre monde de tous les jours regorge en fait de choses étranges et magiques - dont la plupart ne s'entendent pas très bien avec les humains. C'est là qu'Harry entre en scène… »

 Pour quel lecteur ? 

Avis de tempête est le premier tome d’une saga intitulée Les dossiers Dresden, qui raconte les enquêtes d’Harry Dresden, qui est une sorte de mélange entre Columbo et Merlin l’enchanteur, avec une petite option bad-boy qui ne manquera pas de plaire à ces demoiselles. Ce personnage atypique, un brin paumé et sans le sou est spécialisé dans des enquêtes d’un type bien particulier : pour lui, les fées, les nécromanciens et les vampires n’ont aucun secret. Le lecteur Imaginatif aimera l’univers proposé par Jim Butcher : une grande ville un brin apocalyptique, où la pègre côtoie des trafiquants de drogue d’un nouveau genre, utilisant des composants magiques pour faire perdre la tête à des jeunes en quête de sensations fortes. 

Les Détectives apprécieront peut-être de suivre l’enquête d’Harry Dresden, à condition d’être ouvert d’esprit et prêt à se laisser emporter dans une série d’aventures menées tambour battant. Mais les autres, amateurs de policiers à énigme, n’y trouveront pas forcément leur compte.

Les Aventuriers se régaleront, l’auteur ayant prévu de nombreux retournements de situations, rebondissements en tout genre, le tout accompagné d’un humour décapant qui attirera peut-être le Déjanté. Je conseille surtout aux jeunes et adolescents qui veulent quelque chose de facile à lire et de rythmé, mais également pour les adultes qui cherchent une lecture divertissante. C’est un peu l’équivalent de ces films gros budget : ça nous en met plein la vue, on passe un bon moment, et ça s’arrête là ! 

Un livre qui est un peu le pendant Urban Fantasy des Enquêtes de Sylvo Sylvain (roman plutôt steampunk, dont vous trouverez la critique sur le blog !) et que les fans de la série Grimm ne manqueront pas d'aimer!

 Pour lire ma critique Babélio : suivez ce lien.

lundi 14 septembre 2015

C'est lundi, que lisez vous ? #1

Bonjour à tous,
Cet article inaugure une nouvelle série de billets afin de participer à un rendez-vous commun avec pas mal de bloggeurs/bloggeuses littéraires: "C'est lundi, que lisez vous ? ". Ce rendez vous permet de partager sa lecture du moment, comme une sorte de petit journal de bord hebdomadaire !
  • Ce que j'ai lu la semaine dernière:
Légendes d'automne de Jim Harrison: un auteur qui m'attirait depuis tellement longtemps ! Et surtout un des films qui m'a fait le plus pleurer... La chronique viendra bientôt :)!
  • Ce que je lis cette semaine:
La couleur des sentiments de Kathryn Stockett: lu dans le cadre du "Pioche dans ma PAL" de septembre: il s'agit d'une forme de club de lecture sur Babélio. Un autre membre du site a sélectionné ce livre dans ma pile à lire. Je n'ai pas vu le film, donc je suis en totale découverte!
  • Ce que je vais lire ensuite :
Aucune idée ! je suis du genre à ne jamais prévoir ce que je vais lire... Surement un Shakespeare, ou bien un roman américain ! Mystère ;)

samedi 12 septembre 2015

Les intermittences de la mort de José Saramago

Ça parle de quoi ? 

« Dans un pays sans nom, un événement extraordinaire plonge la population dans l'euphorie: plus personne ne meurt. Mais le temps, lui, poursuit son œuvre, et l'immortalité, ce rêve de l'homme depuis que le monde est monde, se révèle n'être qu'une éternelle et douloureuse vieillesse. L'allégresse cède la place au désespoir et au chaos : les hôpitaux regorgent de malades en phase terminale, les familles ne peuvent plus faire face à l'agonie sans fin de leurs aînés, les entreprises de pompes funèbres ferment, les compagnies d'assurance sont ruinées, l'État est menacé de faillite et l'Église de disparition, car sans mort il n'y a pas de résurrection et sans résurrection il n'y a pas d'Église. Chacun cherche alors la meilleure façon, ou la pire, de mettre fin au cauchemar de la vie éternelle, quitte à faire appel aux mafias, à passer des accords que la morale réprouve, ou à laisser la corruption gangréner la société. Jusqu'au jour où la mort décide de reprendre du service... »

Pour quel lecteur ? 

José Saramago est un auteur pour lequel j’éprouve une tendresse toute particulière, en partie parce qu’il s’agit du seul auteur lusophone a avoir reçu le Prix Nobel de Littérature. Souvent décrit comme un provocateur et un éternel pessimiste, Saramago peut se vanter d’avoir conquis sa place tout seul, et d’avoir bataillé dur pour se faire une place sur la scène littéraire internationale.

Comme la plupart de ces livres, les intermittences de la mort est à mi-chemin entre le roman d’anticipation et le conte philosophique, ce qui ne manquera pas d’attirer les Penseurs. Car Saramago ne se contente pas de poser des questions : il apporte aussi des réponses, et n’hésite pas à aller jusqu’au bout de ses démonstrations. Ici la question est : Et si la mort disparaissait ? Et la réponse donnée par Saramago est criante de réalisme, jusque dans le moindre détail.

Ce livre pourrait se décomposer en deux parties : la première explorant les conséquences de la disparition de la mort (qui plaira donc
aux Penseurs) et une seconde partie plus poétique, presque sentimentale, décrivant les sentiments amoureux de la Mort qui s’éprend d’un musicien (et qui pourrait plaire aux Sentimentaux).

Cependant, je dois alerter les futurs lecteurs au sujet du style très particulier de Saramago qui se caractérise pas des phrases très longues, sans points ni virgule. On peine parfois à retrouver son souffle, et il se rapproche donc assez du style de Cormac McCarthy. Mais le style d’un auteur est aussi une signature, et même si la lecture devient un peu longue par moment, on gardera le souvenir d’un roman étrange et un peu dérangeant.

Pour lire ma critique sur Babélio :
suivez ce lien.
Pour ceux qui ont aimé, vous pourrez tenter de regarde l’Aveuglement de Fernando Meirelles, qui est l’adaptation d’un autre livre de Saramago (que je conseille aussi !).

samedi 5 septembre 2015

Le Bûcher des Vanités, de Tom Wolfe

De quoi ça parle ?
« Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera.Sherman McCoy, fleuron de la jeune aristocratie des boursiers de Wall Street, riche de dettes, mais aussi d'assurance, vit très luxueusement sur Park Avenue. Un soir où il est allé chercher sa maîtresse à l'aéroport, il rate la bonne sortie de l'autoroute. Le couple se retrouve perdu dans le Bronx, lieu de toutes les frayeurs new-yorkaises.  Au moment où ils croient enfin échapper à ce quartier infernal, des pneus et des poubelles leur barrent la route et deux jeunes Noirs s'avancent vers la Mercedes de Sherman. Le couple parvient à s'enfuir, mais en écrasant un des jeunes.
A partir de cet instant, tout s'enchaîne dans un tourbillon qui fait monter la tension de page en page : le coma du jeune homme sert d'argument politique à la communauté noire, la police recherche la voiture et remonte jusqu'à Sherman, les médias fondent sur lui, impitoyablement, la justice ne sait plus où donner de l'arbitraire, la vie affective et professionnelle de Sherman est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. »
Pour quel lecteur ?
Tom Wolfe a visé juste avec ce roman qui a remporté un grand succès dès sa sortie. Piquant, impertinent, il nous décrit la chute d’un golden boy ayant commis un homicide involontaire sur un jeune homme noir. Tout le monde en prendra pour son grade, car Tom Wolfe instruit à charge et à décharge, et si Sherman McCoy est le personnage central, l’auteur ne se prive pas du plaisir de torpiller les journalistes, les ministres du culte ou les politiciens, peu importe leur orientation idéologique. Tom Wolfe analyse notre société et nos médias, avec une lucidité incroyable 
Les déjantés aimeront observer le fourmillement d’une ville qui ne dort jamais, et que Tom Wolfe décrit d’une manière magistrale. Moqueur, il dresse le portrait d’une société nombriliste et vaniteuse. Les journalistes voraces, à la recherche de l’information croustillante, prêts à tout pour avoir « le scoop » ; les politiciens disant défendre la cause de l’égalité raciale mais qui ne voient que leur intérêt propre ; les traders de Wall Street qui s’autoproclament « rois du monde »… ! Bourré d'humour, c'est une chronique sociale qui intéressera les penseurs, car elle rappelle tant d’épisodes de notre histoire moderne : l’affaire DSK, la crise des subprimes, les émeutes de Ferguson…
A noter que les dévoreurs aimeront, puisqu'il s'agit d'un joli pavé de 920 pages (édition livre de poche).  
Un bijou d’intelligence et d’impertinence ! A lire absolument ! Pour lire ma critique Babélio : ici !
Un livre adapté au cinéma avec Tom Hanks dans le rôle principal (mais je déconseille ce film qui est très mauvais par rapport à ce roman magistral) et qui fait écho a un autre grand roman: la foire aux vanités de William Makepeace Thackeray!